Glasgow 2026 a sauvé les Jeux du Commonwealth grâce à un format économique à £160m et à l’utilisation d’installations existantes. L’édition d’Amdavad 2030, qui se déroulera en Inde, envisage d’introduire le yoga et le kabaddi parmi 15 à 17 disciplines selon les annonces de Commonwealth Sport.
Les Jeux du Commonwealth se réinventent pour assurer leur survie financière après le retrait de Victoria en 2023.
Glasgow 2026 : un modèle économique de survie
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L’édition de Glasgow 2026 a fonctionné comme un véritable banc d’essai pour démontrer la viabilité financière de la compétition. Financés en partie par l’indemnité de AUS$380m versée par Victoria suite à son abandon, les Jeux ont affiché un taux de remplissage d’ capacity. Sur un total de 500 000 billets mis en vente, 434 000 ont trouvé preneur, d’après les chiffres recueillis sur place.
En raison d’une offre financière qualifiée de dérisoire par plusieurs sources, la BBC n’a pas télédiffusé la compétition, obligeant les organisateurs à confier les droits à Warner Brothers Discovery. Malgré cette exposition modifiée, les épreuves ont offert de grands moments sportifs, à l’instar de la puissance de Josh Kerr sur le mile et d’Emily Campbell soulevant des charges comparables à des fûts de bière.
Amdavad 2030 et l’intégration potentielle du yoga et du kabaddi
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L’avenir immédiat des Jeux se tournera vers l’Inde avec Amdavad 2030. La cérémonie d’ouverture est attendue au stade Narendra Modi, une enceinte disposant d’une capacité de 132 000 spectateurs.
Katie Sadleir a précisé que le programme d’Amdavad comprendra entre 15 et 17 sports répartis en trois catégories : les disciplines principales, optionnelles et traditionnelles. Les dix sports de base incluent l’athlétisme, la natation, la gymnastique, la boxe, le netball et le bowls. Cinq autres seront choisis parmi une liste incluant le cricket, le triathlon et le hockey. Quant aux sports traditionnels, l’Inde pourra en sélectionner deux, ouvrant la voie au kabaddi et potentiellement au yoga.
Katie Sadleir, directrice générale de Commonwealth Sport, a déclaré que la seule façon de continuer était de tout remettre à plat, de réimaginer l’événement et de rendre les Jeux abordables, tout en ajoutant que Glasgow constituait à cet égard un prototype probant en matière de coûts et d’utilisation des infrastructures existantes.
Les critères stricts imposés aux disciplines traditionnelles
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Katie Sadleir a souligné que les sports traditionnels doivent être pratiqués à travers l’ensemble du Commonwealth, disposer d’une fédération internationale reconnue et se conformer aux règles de l’Agence mondiale antidopage (AMA).
Ces impératifs expliquent pourquoi le kabaddi dispose de chances jugées plus solides, bien que l’éventuelle sélection du yoga amène son lot de situations singulières, comme la perspective d’un contrôle antidopage réalisé pendant une posture de lotus.
Défis financiers et perspectives au-delà de 2030
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L’histoire récente des Jeux du Commonwealth demeure marquée par des difficultés budgétaires structurelles. Durban avait dû renoncer à organiser l’édition 2022 en raison de finances inéquilibrées, tandis que Birmingham avait subi de lourdes pertes financières en prenant le relais. Face à ces précédents, le modèle à coût réduit testé à Glasgow constitue une tentative concrète de pérenniser l’événement.
Alors que des observateurs restent sceptiques quant à la viabilité à long terme de la compétition après 2030, la direction de Commonwealth Sport mise sur la modération budgétaire pour garantir la continuité de l’événement sportif international.
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