Ghetts, star du grime britannique, condamné à 12 ans de prison pour un accident mortel
Londres – Le rappeur britannique Ghetts, de son vrai nom Justin Clarke-Samuel, a été condamné lundi à 12 ans de prison pour avoir causé la mort d’un étudiant népalais, Yubin Tamang, dans un accident de la route. La sentence a été prononcée à la Old Bailey, après que Ghetts ait plaidé coupable en décembre d’avoir causé la mort de Tamang par conduite dangereuse et d’avoir conduit avec un taux d’alcoolémie supérieur à la limite autorisée. Il s’est également vu interdire de conduire pendant 17 ans.
L’accident s’est produit en octobre dernier. Selon l’accusation, Ghetts circulait à près de 113 km/h dans une zone limitée à 48 km/h lorsqu’il a percuté Yubin Tamang, qui traversait la rue. Il n’a pas freiné et a quitté les lieux, laissant l’étudiant de 20 ans mourir deux jours plus tard. Des témoignages ont également révélé que Ghetts avait grillé des feux rouges et circulait sur la voie opposée avant la collision.
L’avocat de Ghetts a présenté des excuses au nom de l’artiste, expliquant que celui-ci pensait être suivi après avoir été victime d’un braquage à main armée.
Âgé de 41 ans, Ghetts est une figure importante de la scène grime britannique depuis la sortie de sa première mixtape, 2000 & Life, en 2005. Il a collaboré avec de nombreux artistes de renom, tels que Ed Sheeran, Stormzy, Skepta, Dave et Stefflon Don. Son album On Purpose, With Purpose, sorti en 2024, avait été nominé pour le Mercury Prize, et il a également fait une apparition dans la série Netflix Supacell la même année.
Cette condamnation intervient alors que le gouvernement britannique intensifie ses efforts pour lutter contre la conduite dangereuse et les accidents de la route. Selon les statistiques officielles, la conduite sous l’influence de l’alcool et à vitesse excessive restent des causes majeures d’accidents mortels au Royaume-Uni. L’affaire Ghetts souligne la gravité de ces infractions et les conséquences dévastatrices qu’elles peuvent avoir.
L’impact de cette affaire dépasse le monde du divertissement. Elle soulève des questions importantes sur la responsabilité individuelle et la sécurité routière, et rappelle la fragilité de la vie.
