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Ghana : Enquête sur des vidéos intimes diffusées illégalement

Ghana et le Kenya enquêtent sur un homme soupçonné de partager des vidéos intimes non consenties en ligne

ACCRA, Ghana – Les autorités ghanéennes et kenyanes ont lancé des enquêtes sur un homme, soupçonné d’être russe, accusé d’avoir secrètement filmé des rencontres sexuelles avec plusieurs femmes et de les avoir publiées en ligne sans leur consentement. L’affaire a suscité une vague d’indignation publique dans les deux pays.

Le ministre ghanéen de la Communication, Samuel Nartey George, a annoncé mercredi lors d’une conférence de presse qu’une enquête était en cours pour identifier et localiser l’individu. “Le gouvernement a pris des mesures pour retracer et sécuriser les preuves numériques et financières pertinentes liées à la publication de ces images intimes”, a-t-il déclaré.

L’affaire a pris de l’ampleur après que des médias kenyens ont fait état de vidéos virales impliquant potentiellement des victimes kenyanes. La ministre kényane des Affaires de genre, Hanna Wendot Cheptumo, a condamné lundi ces enregistrements secrets, qualifiant l’acte d’exploitation et encourageant les femmes concernées à solliciter de l’aide via une ligne d’assistance téléphonique gratuite.

Les autorités des deux pays affirment que l’homme aurait partagé du contenu explicite sur les réseaux sociaux sans le consentement des femmes, en violation de la loi. Le Ghana travaille en étroite collaboration avec la police et explore des pistes de coopération transfrontalière pour retrouver le suspect, qui aurait quitté le pays. Les autorités ghanéennes ont souligné que les actions de l’individu portent atteinte à la “vie privée et à la dignité des victimes”.

Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a convoqué mardi l’ambassadeur de Russie, Sergei Berdnikov, pour lui faire part de sa “vive désapprobation” face à ce qu’il a qualifié de “conduite odieuse”. Le Ghana a également sollicité la coopération de la Russie pour traduire l’auteur présumé en justice.

L’ambassadeur Berdnikov a reconnu la violation de la vie privée et de la dignité des victimes, ainsi que les implications cybercriminelles de l’affaire, et a exprimé la volonté de la Russie de coopérer avec les autorités ghanéennes. Cependant, il a précisé qu’il n’était pas en mesure de confirmer la nationalité russe du suspect, affirmant que le nom qui circulait dans les médias n’était pas un nom russe connu, mais plutôt une “expression inappropriée ou vulgaire” en russe.

Cette affaire intervient alors que les cas d’exploitation sexuelle numérique et de revenge porn sont en augmentation à l’échelle mondiale. Selon un rapport de l’ONU de 2023, la violence en ligne contre les femmes, y compris le partage non consensuel d’images intimes, a augmenté de manière significative pendant la pandémie de COVID-19. Les experts soulignent que la législation et les mécanismes de protection sont souvent insuffisants pour lutter efficacement contre ce phénomène.

Au Ghana, le débat public sur les réseaux sociaux est vif, avec des appels à la responsabilisation et à un renforcement des protections contre l’exploitation sexuelle numérique. Les autorités ghanéennes assurent coordonner un soutien psychosocial et juridique aux victimes, via des canaux confidentiels et des lignes d’assistance téléphonique.

L’affaire souligne la nécessité d’une coopération internationale accrue pour lutter contre la cybercriminalité et protéger les droits des femmes en ligne. Les autorités ghanéennes et kenyanes continuent d’enquêter et de collaborer avec les partenaires internationaux pour traduire l’auteur présumé en justice.

Contenu additionnel potentiel (à intégrer si pertinent et disponible) :

  • Un tweet ou un post Instagram d’une organisation de défense des droits des femmes au Ghana ou au Kenya commentant l’affaire.
  • Un lien vers la ligne d’assistance téléphonique gratuite pour les victimes d’abus sexuels au Ghana ou au Kenya.
  • Une vidéo YouTube d’un expert en cybercriminalité expliquant les enjeux de l’exploitation sexuelle numérique.

Source : Associated Press

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