George Clooney a défendu le droit de Mark Ruffalo à critiquer le projet d’acquisition de Warner Bros. Discovery par Paramount d’un montant de 111 milliards de dollars. Lors de la Mostra de Venise, l’acteur a qualifié de ridicules les accusations d’antisémitisme portées contre son confrère, tout en exprimant ses propres doutes sur la fusion.
Le soutien de George Clooney à Venise face aux accusations contre Mark Ruffalo
La Mostra de Venise a été le théâtre d’une prise de position remarquée. Le 2 septembre 2026, l’acteur et réalisateur George Clooney a pris la défense de Mark Ruffalo, alors qu’il se préparait à recevoir le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière, selon les informations de la presse internationale. L’acteur de 65 ans a estimé que la situation était absurde et a réaffirmé son attachement indéfectible à la liberté d’expression.

Je supporte la liberté d’expression de Mark Ruffalo. Je trouve que c’est ridicule. Nous n’allons pas interdire la parole. Je crois en la liberté d’expression même quand je suis en total désaccord avec elle. C’est important, n’est-ce pas ? En fait, c’est comme cela qu’une démocratie fonctionne. George Clooney, acteur et réalisateur
L’affrontement trouve son origine dans l’opposition de Mark Ruffalo au projet de fusion de 111 milliards de dollars entre Paramount et Warner Bros. Discovery, annoncé en février. En réaction, un porte-parole de Paramount avait accusé Ruffalo d’invoquer des tropes antisémites, des propos jugés inacceptables et disproportionnés par le studio.
Une levée de boucliers à Hollywood et le front des personnalités juives
Les accusations formulées par le studio ont provoqué une vive réaction au sein de l’industrie cinématographique.

Les doutes financiers de Clooney et le paysage incertain du marché
Au-delà de la polémique autour de la liberté d’expression, George Clooney a exprimé des réserves d’ordre économique sur la viabilité de la transaction. L’acteur s’est interrogé sur le sens financier du rapprochement, craignant par-dessus tout les répercussions de la concentration des grands groupes sur les emplois de l’industrie, une position partagée par de nombreux syndicats du secteur comme la WGA et SAG-AFTRA.
Je m’inquiète lorsqu’une grande entreprise en avale une autre. Je m’inquiète toujours lorsque les grandes entreprises consolident, parce que cela signifie qu’un grand nombre de personnes vont perdre leur emploi. George Clooney, acteur et réalisateur
Cette vision prudente contraste avec la position affichée par d’autres dirigeants de studios. Lors d’une récente conférence financière, le PDG de Lionsgate, Jon Feltheimer, a publiquement soutenu le rapprochement entre Paramount et Warner Bros. Discovery, arguant que l’incertitude nuisait aux affaires et qu’un service Paramount+ renforcé et mieux financé dynamiserait le marché pour l’ensemble des studios, d’après les éléments publiés par Variety.
Les obstacles juridiques et réglementaires en vue de l’échéance de 2027
Le projet de fusion fait face à ses derniers obstacles réglementaires et judiciaires de taille. Tandis que l’autorité de la concurrence du Royaume-Uni (Competition and Markets Authority) a donné son feu vert à l’opération, le dossier reste bloqué aux États-Unis en raison des poursuites engagées par le procureur général de Californie Rob Bonta et 11 autres procureurs généraux démocrates, de même que le syndicat des scénaristes WGA, ainsi que l’a noté The Wrap.
Sauf accord amiable préalable entre les parties, le litige doit faire l’objet d’un procès antitrust fixé pour le mois de mars 2027. Dans cette attente, les studios et les dirigeants s’affrontent publiquement sur la direction à donner à Hollywood, entre la défense de l’emploi et la consolidation des grands acteurs du streaming.
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