Fin de trois mois de cauchemar en Italie

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Le 20 mars, il est entré à l’hôpital de Codogno, une ville de la région nord de la Lombardie, le premier patient infecté en Italie à avoir été testé positif pour le coronavirus. C’est ainsi qu’a commencé pour ce pays la plus grande crise sanitaire d’un siècle qui, trois mois après son apparition, semble reculer bien que ses terribles conséquences économiques viennent à peine de commencer. Au cours de ces 90 jours, la pandémie laisse plus de 226 000 personnes infectées et 32 ​​000 morts, et une prévision de baisse du PIB de 9% cette année. Ce sont les quarts de phase les plus difficiles pour l’Italie depuis la Seconde Guerre mondiale.

-20 février

Je n’oublierai jamais le jour de mon entrée. C’était un patient jeune et en bonne santé, un athlète, mais il souffrait d’une pneumonie très grave ». Ce sont les mots du Dr Annalisa Malara, qui a traité Mattia Maestri, la «patiente» d’Italie. Simultanément à ce cas de Codogno, une autre attention se pose à Vo ‘Euganeo, une ville de Vénétie, où le premier jour de la mort de Covid-19 est enregistré le lendemain. Le gouvernement ordonne la fermeture de bureaux, d’écoles, de bars et d’autres établissements publics à Vo ‘Euganeo et dans dix municipalités lombardes.

-23 février

La première «zone rouge» apparaît dans les villes concernées, dont vous ne pouvez ni entrer ni sortir. Les écoles de Lombardie, Vénétie, Frioul-Vénétie Julienne, Piémont et Émilie-Romagne sont également fermées.

-4 mars

Il y a déjà plus de 3 000 personnes infectées et 107 morts, ce qui conduit le gouvernement à prendre la première décision qui touche l’ensemble du territoire national: la fermeture des centres éducatifs. La mesure est en principe de 10 jours, mais elle durera ensuite jusqu’en septembre.

-8 mars

La pandémie s’accélère avec 1 500 nouveaux cas en une journée, conduisant le Premier ministre Giuseppe Conte à étendre la «zone rouge» à la Lombardie et à 14 provinces du nord. 16,7 millions de personnes vivent dans cette zone, où vous ne pouvez quitter votre domicile que pour le travail, des problèmes de santé ou des situations de besoin.

-10 mars

Après que des milliers de personnes se soient évadées de Lombardie vers d’autres régions du pays, ce qui contribue à propager la maladie, Conte étend les restrictions à l’ensemble du territoire national, qui prennent effet ce jour-là. L’Italie devient une “zone protégée” et seules les activités productives essentielles restent opérationnelles. 10 000 sont infectés et 631 sont décédés.

-16 mars

Le coronavirus n’est plus seulement un problème de santé, mais aussi un problème économique. Pour répondre à la récession provoquée par la pandémie, le gouvernement annonce un ensemble de mesures d’une valeur de 25 000 millions d’euros. Alors que le Covid-19 approche les 28 000 personnes infectées et dépasse 2 100 morts, les Italiens s’habituent à la socialisation depuis les balcons.

– le 27 mars

Le pic du nombre de morts est atteint en enregistrant 919 décès. La maladie se déchaîne et ajoute environ 6 000 nouveaux cas par jour. Environ 9% des personnes infectées sont sanitaires. La seule note positive est que, selon les scientifiques, les signes commencent à montrer que la courbe infectée s’atténue.

-30 mars

Alors que les Italiens sont déjà enfermés chez eux depuis 20 jours, Conte décide de prolonger les restrictions jusqu’au 12 avril. Plus de 100 000 sont infectés et 11 500 sont décédés. Les hôpitaux ucis sont sur le point de s’effondrer avec environ 4000 patients admis. Le lendemain, le gouvernement crée une énorme confusion en annonçant que les enfants pourront faire de courtes promenades près de chez eux accompagnés d’un seul adulte. Plusieurs présidents régionaux encouragent à ignorer l’exécutif.

-10 avril

Conte annonce une nouvelle extension des restrictions pour lutter contre le coronavirus, qui dépasse 147 000 infectés et fait près de 19 000 morts. L’écluse durera jusqu’au 3 mai, une fois les festivités de la Libération et du 1er mai terminées, bien que les librairies, papeteries et magasins de vêtements pour bébés soient autorisés à rouvrir le 14 avril.

-20 avril

Lorsque les Italiens sont déjà enfermés chez eux depuis 41 jours, pour la première fois, le nombre de personnes actuellement séropositives pour le coronavirus est réduit. Le nombre de patients hospitalisés et admis aux soins intensifs diminue également. «C’est une trêve relative», explique Luca Richeldi, l’un des scientifiques qui conseillent le gouvernement.

-4 mai

55 jours plus tard, les Italiens retournent dans la rue pour marcher ou faire du sport sans restrictions ou pour rendre visite à des parents. Au premier jour du manque de confiance, 4,4 millions de personnes reprennent leur travail, principalement dans l’industrie, la construction et le commerce de gros. Les difficultés économiques causées par l’écluse laissent un million de nouveaux pauvres.

– le 13 mai

Le gouvernement approuve un nouvel ensemble de mesures d’un montant de 55 000 millions d’euros qui prévoit la régularisation de plus de 200 000 immigrants illégaux pour garantir la récolte des récoltes.

-18 mai

La plupart des activités économiques reprennent et les citoyens retrouvent la liberté de circulation dans la même région. La pandémie laisse pour la première fois moins de 100 décès par jour (99) alors qu’elle dépasse 225 000 infections et 32 ​​000 décès au total.

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