Cancer et fertilité : une nouvelle approche pour une meilleure qualité de vie
Louisville, Kentucky – Une chercheuse de l’Université de Louisville s’attaque aux enjeux souvent négligés de la santé sexuelle et de la fertilité des personnes touchées par le cancer. Karlynn BrintzenhofeSzoc, professeure à la Kent School of Social Work and Family Science, consacre plus de 30 ans d’expérience clinique et de recherche à l’amélioration du bien-être des patients et de leurs familles.
Son approche, basée sur le modèle BioPsychoSocialSpiritualSexualCultural (BPSSSC), vise à comprendre en profondeur les expériences vécues par les individus confrontés à un diagnostic de cancer, ainsi que par leurs proches, tout au long du parcours de la maladie – du diagnostic aux soins palliatifs.
BrintzenhofeSzoc travaille actuellement à l’élaboration d’un program de recherche axé sur l’équité en santé et les soins centrés sur la personne, reconnaissant que les besoins et les préoccupations en matière de fertilité et de sexualité sont souvent minimisés ou ignorés dans les protocoles de traitement standards.
Un enjeu de santé souvent tabou
la question de la fertilité est particulièrement cruciale pour les jeunes adultes atteints de cancer, car les traitements peuvent avoir des effets durables sur leur capacité à avoir des enfants. De même, les changements physiques et émotionnels liés au cancer et à ses traitements peuvent avoir un impact significatif sur la vie sexuelle des patients, affectant leur estime de soi, leurs relations et leur qualité de vie globale.
il est essentiel que les professionnels de la santé abordent ces sujets de manière ouverte et sensible, en offrant aux patients des informations claires et des options de préservation de la fertilité, ainsi qu’un soutien psychologique adapté.
Vers des soins plus holistiques
L’approche de BrintzenhofeSzoc souligne l’importance d’une prise en charge holistique du patient, qui tient compte de tous les aspects de son bien-être – physique, émotionnel, spirituel, sexuel et culturel. En intégrant ces dimensions dans les soins, il est possible d’améliorer significativement la qualité de vie des personnes touchées par le cancer et de les aider à vivre pleinement, malgré la maladie.
Cette recherche promet d’ouvrir la voie à des pratiques cliniques plus personnalisées et plus efficaces, répondant aux besoins spécifiques de chaque patient et de sa famille.
