Fedasil a enclenché la suppression et la reconversion de 560 places d’accueil pour mineurs non accompagnés en Belgique, entraînant la menace de 53 licenciements équivalents temps plein dans plusieurs centres à Bruxelles et en Wallonie, selon des informations syndicales et officielles.
La baisse des arrivées de mineurs étrangers non accompagnés (MENA) constatée en Belgique et dans l’ensemble des pays européens depuis 2023 pousse l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile à réorganiser son réseau.
Fedasil réduit l’accueil des mineurs à Bruxelles et en Wallonie
D’après les chiffres avancés par la CGSP, ce plan de réduction de capacité menace 53 équivalents temps plein.
Les suppressions de postes se concentrent en région bruxelloise, touchant les structures de Bordet, Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre et Neder-Over-Heembeek. Elles s’étendent également en Wallonie avec des répercussions dans les centres de Pondrôme, Couvin et Sugny, comme le détaille le média belge.
Un communiqué diffusé par Fedasil précise par ailleurs que la réduction porte sur 560 places MENA à l’échelle du réseau national. Elle englobe les centres gérés en propre et ceux confiés à des partenaires comme la Croix-Rouge. Une partie de ces capacités libérées doit être transformée pour accueillir des familles ou des hommes isolés.
Le personnel se mobilise contre les suppressions d’emplois
Des arrêts de travail ont déjà été observés dans plusieurs établissements bruxellois, notamment sur le site de Bordet et au Petit-Château. Les syndicats préviennent que le mouvement pourrait s’étendre dès la semaine prochaine.
Le climat au sein des équipes est décrit comme particulièrement difficile par les représentants du personnel.
À Bordet, là où je travaille, le moral est vraiment très bas, vraiment dans les chaussettes.
Emeline Zotto, déléguée syndicale CGSP au centre Fedasil de Bordet, via RTBF
La Centrale générale des services publics (CGSP) réclame un moratoire et l’arrêt des licenciements envisagés. Face à cette situation, elle demande l’ouverture d’une négociation réelle avec les syndicats sur les alternatives qui existent pour les personnes licenciées
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Un préavis de grève à durée indéterminée a été déposé. Une pétition a été lancée pour mobiliser l’ensemble des salariés du secteur, y compris au sein des structures partenaires.
Les syndicats redoutent de nouvelles vagues de restructurations
Le dialogue social s’annonce tendu. Le personnel redoute d’autres vagues de suppressions de postes.
Les représentants syndicaux affirment avoir été informés par la direction qu’une autre réorganisation interviendrait ultérieurement.
Les syndicats interpellent simultanément la direction de l’agence et le gouvernement fédéral. Ils exigent une révision des restrictions budgétaires imposées à Fedasil afin de garantir la pérennité des emplois et la qualité de l’accueil institutionnel.
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