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FBI enquête sur les militants climatiques sous Trump

FBI enquête sur des militants climatiques alors que l’administration Trump assouplit les réglementations environnementales

WASHINGTON – Le Federal Bureau of Investigation (FBI) a mené des visites à domicile auprès d’au moins sept militants climatiques associés au groupe Extinction Rebellion (XR), alors que l’administration Trump poursuit une politique de déréglementation environnementale agressive. Les enquêtes, qui ont débuté l’année dernière après la prise de fonction de Donald Trump pour un second mandat, suscitent des inquiétudes quant à une possible répression des mouvements de protestation pacifique.

Le chapitre new-yorkais d’Extinction Rebellion a révélé que les visites de l’FBI ont commencé en février, avec un militant visité par deux agents de la Joint Terrorism Task Force le 6 février. L’organisation décrit ces enquêtes comme une tentative de l’administration Trump d’intimider et de réprimer les militants climatiques.

“Trump utilise le Département de la Justice pour attaquer des manifestants pacifiques afin de satisfaire une industrie des combustibles fossiles qui lui a permis d’être élu”, a déclaré Extinction Rebellion New York dans un communiqué publié sur Instagram. “Nous ne pouvons qu’assumer qu’ils se sentent menacés par notre mouvement.”

[Intégrer ici un post Instagram d’Extinction Rebellion New York concernant les visites de l’FBI]

Ces enquêtes interviennent alors que l’administration Trump a entrepris de démanteler les réglementations environnementales mises en place par les administrations précédentes. Récemment, l’agence de protection de l’environnement (EPA) a révoqué une déclaration gouvernementale de 2009, connue sous le nom de “constatation de danger”, qui servait de base juridique à la réglementation de la pollution en vertu de la loi sur l’air pur de 1963.

Selon le président Trump, cette révocation représente “la plus importante action de déréglementation de l’histoire américaine, de loin”. Cette décision a immédiatement suscité une contestation judiciaire de la part de plus d’une douzaine de groupes environnementaux et de santé, qui affirment qu’elle entraînera une augmentation de la pollution, des coûts plus élevés et des milliers de décès évitables.

L’administration Trump a également été critiquée pour ses liens étroits avec l’industrie des combustibles fossiles. Selon Global Witness, les entreprises de combustibles fossiles, dont Chevron et Exxon, ont versé 19 millions de dollars au fonds d’inauguration du président Trump l’année dernière, représentant 7,8 % du montant total collecté. Plusieurs entreprises de combustibles fossiles ont également fait des dons à la campagne de réélection de Trump.

Ces dons soulèvent des questions sur l’influence de l’industrie des combustibles fossiles sur les politiques environnementales de l’administration Trump. Le président Trump a à plusieurs reprises qualifié le changement climatique de “canular” et de “supercherie”, et a pris des mesures pour stimuler la production de combustibles fossiles, notamment en élargissant l’extraction pétrolière dans le refuge faunique arctique national de l’Alaska.

Les actions de l’administration Trump ont suscité l’inquiétude des défenseurs de l’environnement du monde entier. Greta Thunberg, la jeune militante climatique suédoise, a déjà participé à des actions organisées par Extinction Rebellion, soulignant l’importance croissante du mouvement dans la lutte contre le changement climatique.

L’enquête du Département de la Justice sur le groupe environnemental Climate Defiance, lancée plus tôt ce mois-ci en réponse à une “manifestation pacifique virale”, ajoute une couche supplémentaire de préoccupation.

Ces développements mettent en évidence une tendance inquiétante à la criminalisation de la protestation environnementale et à l’utilisation de l’appareil d’État pour réprimer les mouvements qui remettent en question le statu quo. L’impact à long terme de ces actions sur la liberté d’expression et la capacité de la société civile à défendre l’environnement reste à voir.

[Intégrer ici un lien vers la plainte déposée par les groupes environnementaux concernant la révocation de la “constatation de danger”]

Les experts juridiques soulignent que les enquêtes de l’FBI doivent être menées avec prudence et transparence afin de garantir qu’elles ne violent pas les droits constitutionnels des militants climatiques. La surveillance et l’intimidation des manifestants pacifiques pourraient avoir un effet dissuasif sur l’engagement civique et entraver la capacité du public à tenir son gouvernement responsable.

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