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Epstein : Nouveaux documents relancent les liens avec le Mossad

Documents récemment déclassifiés relancent les spéculations sur les liens d’Epstein avec le renseignement israélien

WASHINGTON – La publication en janvier par le ministère américain de la Justice de plus de 3 millions de documents relatifs à Jeffrey Epstein, le financier condamné pour agressions sexuelles, continue d’alimenter les théories selon lesquelles il aurait agi comme un agent pour le Mossad, le service de renseignement israélien. Bien qu’aucune preuve irréfutable n’ait émergé, l’examen de ces documents révèle un réseau complexe de relations et de communications qui soulèvent des questions troublantes sur le rôle d’Epstein et ses liens avec des personnalités influentes, notamment des responsables israéliens et des figures du monde financier.

L’intérêt pour ces liens n’est pas nouveau. Des allégations similaires ont circulé pendant des années, mais la récente déclassification de documents a ravivé le débat. Epstein a toujours nié toute implication dans des activités d’espionnage, et Israël a rejeté ces accusations. Cependant, les nouveaux éléments révèlent des contacts fréquents et des échanges intrigants qui méritent un examen approfondi.

Barak et Carbyne : une proximité troublante

Parmi les noms qui reviennent le plus souvent, celui d’Ehud Barak, ancien Premier ministre israélien. Les documents montrent que Barak a entretenu des liens étroits avec Epstein après sa condamnation pour agressions sexuelles en 2008. Un courriel de 2014, envoyé par Barak, contient une référence sarcastique à l’Exode biblique, soulignant la prospérité du peuple juif. Les documents révèlent également que Barak a visité à de nombreuses reprises la maison de ville d’Epstein à New York entre 2013 et 2017, souvent pour des séjours d’une nuit.

Plus troublant encore, Barak a cofondé Carbyne, une entreprise de surveillance, avec d’anciens agents du renseignement israélien. Cette association soulève des questions sur les motivations derrière cette collaboration et sur le potentiel d’utilisation de la technologie de Carbyne à des fins de renseignement.

Les Rothschild et les ambitions technologiques

Les documents révèlent également des liens entre Epstein et la famille Rothschild, l’une des dynasties financières les plus influentes au monde. Un courriel de 2016 indique qu’Epstein se présentait comme un représentant des Rothschild et proposait d’impliquer leur banque, qui gérait alors 160 milliards de dollars d’actifs, dans des investissements technologiques. Peter Thiel, cofondateur de Palantir, une société d’analyse de données, a répondu à cette proposition en suggérant une rencontre à New York ou sur l’île privée d’Epstein dans les îles Vierges américaines, tristement célèbre pour ses activités illicites.

Epstein a également correspondu à plusieurs reprises avec Ariane de Rothschild, PDG du groupe Edmond de Rothschild. Leurs échanges incluent une discussion sur une théorie du complot selon laquelle Adolf Hitler aurait vécu dans un foyer pour sans-abri financé par des familles juives, dont les Rothschild, les Epstein et les Gutmann. Epstein a qualifié cette théorie de « 100 % vraie », tandis qu’Ariane de Rothschild a jugé la persistance de ces théories du complot « assez pathétique ».

Maxwell, le chantage et les liens avec le Mossad

Les documents font également allusion à un possible chantage exercé par Robert Maxwell, le père de Ghislaine Maxwell, sur le Mossad. Un courriel d’Epstein datant de 2018 relate une tentative de Maxwell d’extorquer 400 millions de livres sterling au Mossad, ce qui aurait conduit à sa mort. Maxwell, enterré avec les honneurs d’État israéliens, était largement considéré comme un trafiquant d’armes et un espion dans les années 1980.

Un mémorandum du FBI mentionne un certain Mark Iverson, qui affirme avoir rencontré Ghislaine Maxwell en 1982 et avoir été averti qu’elle était une « espionne ». Iverson fait référence à un prétendu « second livre noir » des contacts d’Epstein, contenant des informations compromettantes sur Robert Maxwell et ses activités.

Des allégations de contrôle mondial et de conspirations

Les documents contiennent également des références à des discussions sur l’influence juive sur les gouvernements et les institutions financières. Dans un courriel auto-adressé en 2018, Epstein plaisante sur ces allégations, terminant par un « coupable ! ». Il a également entretenu des relations avec des personnalités du monde de la technologie, comme Jason Calacanis, qui a spéculé sur le fait qu’Epstein était un « espion » cherchant à « compromettre » des individus.

Maria Farmer, une victime d’Epstein, a affirmé que le réseau du financier était dirigé par des « suprémacistes juifs » qui se considéraient comme une « race choisie ». Ces allégations, bien que controversées, contribuent à la complexité de l’affaire et soulignent la nécessité d’une enquête approfondie.

Un intérêt public légitime

La publication de ces documents soulève des questions légitimes sur les liens entre Jeffrey Epstein et le renseignement israélien, ainsi que sur le rôle de personnalités influentes dans ses activités. L’affaire Epstein a déjà eu un impact significatif sur la perception publique de l’élite mondiale et de ses abus de pouvoir. La déclassification de ces documents pourrait avoir des conséquences encore plus importantes, notamment en termes de confiance du public envers les institutions gouvernementales et les figures politiques.

L’affaire Epstein est un rappel brutal des dangers de l’impunité et de la nécessité d’une transparence totale dans les affaires de renseignement. Il est impératif que les autorités compétentes mènent une enquête approfondie sur ces allégations et rendent publiques leurs conclusions.

Vidéo RT Going Underground avec Ari Ben-Menashe

Tweet d’ADAM sur les déclarations de Maria Farmer

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