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Mort de Lyhanna: Édouard Geffray explique que Jérôme Barella avait été suspendu “il y a cinq

Un antécédent signalé il y a cinq ans

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a confirmé mercredi 10 juin 2026 que Jérôme Barella, suspect principal dans l’affaire du meurtre de la jeune Lyhanna, avait été suspendu et licencié de son poste d’agent territorial il y a cinq ans après le signalement d’une relation par SMS avec une élève.

Un antécédent signalé il y a cinq ans

Lors d’une intervention sur TF1, le ministre de l’Éducation nationale a apporté des précisions sur le parcours professionnel de Jérôme Barella. Ce dernier occupait alors un poste d’agent au sein de la région Occitanie. Selon les éléments communiqués par Édouard Geffray, une proviseure avait alerté sa hiérarchie après avoir découvert que l’agent entretenait une « relation par SMS avec une élève » au sein de son établissement scolaire, comme l’a rapporté BFMTV.

Un antécédent signalé il y a cinq ans
Photo: franceinfo

“Ce que l’on sait dire, c’est qu’il y a cinq ans, un signalement a été émis par une proviseure alors qu’il était agent de la région car il avait une relation par SMS avec une élève. Il a été immédiatement suspendu et licencié.” Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, via TF1 Info.

Un antécédent signalé il y a cinq ans
Photo: TF1 Info

Le ministre a défendu la gestion de cet incident par les services de l’époque, estimant que la réponse administrative avait été appropriée. D’après les déclarations recueillies par TF1 Info, le ministre a affirmé : « Vu de ma fenêtre, les choses se sont passées comme elles auraient dû se passer ». Il a néanmoins concédé que les autorités de police et de gendarmerie n’avaient probablement pas été saisies à ce moment-là, car cette relation par SMS, bien qu’inappropriée, n’avait pas été considérée comme relevant du champ pénal.

La gestion des signalements au cœur du débat

Face à l’émotion suscitée par la mort de la jeune Lyhanna, retrouvée sans vie le 4 juin dernier dans le Gers, le gouvernement fait face à des interrogations sur d’éventuelles failles institutionnelles. Édouard Geffray a déclaré sur Orange Actualités ne disposer, à ce jour, d’aucun élément allant dans le sens d’une défaillance du système scolaire, tout en promettant de « tout décortiquer » avec le reste du gouvernement. Cette phase d’examen implique une collaboration étroite entre les services académiques et les enquêteurs chargés de retracer le parcours de Jérôme Barella depuis son éviction initiale du système éducatif.

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L’école se présente comme le « premier lieu de signalements » en France, avec environ 80 000 informations préoccupantes transmises chaque année à la justice, selon les chiffres rappelés par le ministre et relayés par Ouest-France. Ce volume massif de signalements souligne la complexité de la chaîne de protection de l’enfance, où chaque établissement scolaire joue un rôle de vigie. Dans le cadre de ces procédures, les chefs d’établissement sont tenus d’évaluer la gravité des faits avant de transmettre les dossiers aux services départementaux ou aux autorités judiciaires, un processus qui fait désormais l’objet d’un examen approfondi par les autorités nationales.

Vers une « liste noire » des personnels

Pour renforcer la protection des élèves, le ministre de l’Éducation nationale a réuni les recteurs d’académie lundi dernier, insistant sur la diffusion systématique du guide de signalement des faits à caractère sexuel. Comme l’a noté franceinfo, Édouard Geffray attend désormais avec impatience la création d’une « liste noire » des personnels interdits d’exercer dans des établissements scolaires pour des comportements déplacés envers des mineurs.

Vers une « liste noire » des personnels
Photo: Orange Actualités

Cette mesure, qui devrait être intégrée au futur projet de loi sur la protection de l’enfance examiné au Parlement à partir du 15 juillet 2026, est jugée essentielle par le ministre. Il estime qu’un tel dispositif aurait pu empêcher Jérôme Barella de travailler à nouveau auprès d’enfants après son licenciement initial. Le débat porte aujourd’hui sur la porosité entre les différentes fonctions publiques et le secteur privé, où des profils ayant fait l’objet de sanctions administratives peuvent parfois retrouver des postes en contact avec des mineurs. L’objectif affiché par le ministère est de faire de l’école un « sanctuaire absolu » sans attendre l’issue d’une condamnation pénale, en harmonisant les bases de données des antécédents professionnels.

Le ministère insiste sur le fait que la vigilance doit être constante. Dans le cas présent, les autorités cherchent à comprendre comment un agent licencié pour des manquements graves a pu réintégrer, selon les éléments disponibles, des environnements professionnels où il était de nouveau en contact avec des mineurs. Cette question, qui dépasse le seul cadre de l’Éducation nationale, mobilise désormais plusieurs ministères afin de garantir une meilleure interopérabilité des outils de contrôle et de suivi des agents publics ayant fait l’objet de mesures disciplinaires liées à la protection des mineurs.

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