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Endométriose : Plus de 740 femmes attendent une opération

Irlande : Une femme témoigne des challengingés d’accès aux soins pour l’endométriose, poussée à se faire opérer à l’étranger

DUBLIN – Une femme irlandaise, Mme Byrne, a partagé un témoignage poignant sur les obstacles rencontrés pour obtenir un diagnostic et un traitement adéquats pour l’endométriose en Irlande, la contraignant à chercher des soins chirurgicaux à l’étranger. Son histoire met en lumière les lacunes persistantes dans la prise en charge de cette maladie chronique et invalidante qui touche des millions de femmes à travers le monde.

Mme Byrne décrit des années de souffrances intenses, initialement minimisées par certains professionnels de santé qui l’ont accusée d’hypocondrie et ont banalisé sa douleur en l’attribuant aux “douleurs normales” liées aux règles. Elle relate avoir crié de douleur, vomi et supplié sa mère de la laisser rester à la maison, incapable d’aller à l’école.Sa propre mère, ayant vécu des douleurs similaires, pensait initialement que son expérience était comparable, avant de réaliser rétrospectivement qu’elle aurait pu également souffrir d’endométriose.

Le point de rupture pour Mme Byrne est survenu lorsqu’un médecin en Irlande a refusé de l’opérer près de ses organes reproducteurs, privilégiant la préservation de sa fertilité au traitement de sa douleur quotidienne. “Il était plus soucieux de préserver ma fertilité que de traiter ma douleur quotidienne, c’est à ce moment-là que je savais que j’irais à l’étranger”, a-t-elle déclaré.

Elle a finalement trouvé des soins en Roumanie, où un IRM a révélé une endométriose et une adénomyose généralisées, affectant de nombreux organes. L’IRM, décrite comme “un arbre de noël” illuminé par les zones touchées, a permis un diagnostic clair et une intervention chirurgicale.

Bien que son état se soit amélioré depuis son retour, Mme Byrne souffre toujours d’adénomyose, une forme d’endométriose affectant le muscle utérin, pour laquelle l’hystérectomie est souvent la seule solution définitive. Elle souligne l’impact dévastateur de la maladie sur sa vie, affectant son travail, sa relation et ses finances.

L’endométriose : un défi de santé publique mondial

L’endométriose est une maladie où le tissu semblable à la muqueuse de l’utérus (l’endomètre) se développe en dehors de l’utérus, causant douleur, inflammation et potentiellement l’infertilité. On estime qu’elle touche environ 10% des femmes en âge de procréer, soit près de 190 millions de femmes dans le monde.

Le diagnostic de l’endométriose est souvent retardé, en moyenne de 7 à 10 ans, en raison d’un manque de sensibilisation, de la banalisation de la douleur et de la difficulté d’obtenir un diagnostic précis. Les symptômes varient considérablement d’une femme à l’autre, allant de douleurs menstruelles intenses à des douleurs chroniques, des troubles digestifs, de la fatigue et de l’infertilité.

Le traitement de l’endométriose peut inclure des médicaments pour soulager la douleur, des thérapies hormonales et, dans certains cas, une intervention chirurgicale pour enlever les lésions endométriales.

Un appel à l’amélioration des soins en Irlande

L’histoire de Mme Byrne met en évidence le besoin urgent d’améliorer la prise en charge de l’endométriose en Irlande. Elle dénonce le fait que les femmes atteintes de la maladie doivent encore “mendier pour être entendues et supplier pour être vues”. Des investissements accrus dans la recherche, la formation des professionnels de santé et l’amélioration de l’accès aux soins spécialisés sont essentiels pour réduire les délais de diagnostic et offrir un traitement approprié aux femmes souffrant d’endométriose. Des listes d’attente trop longues pour les chirurgies spécialisées continuent d’être un problème majeur, poussant des patientes à chercher des solutions coûteuses à l’étranger.

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