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Employé du bureau du procureur arrêté par l’ICE à Los Angeles

Un employé du bureau du procureur de Los Angeles détenu par les agents de l’ICE, une situation qualifiée d'”inacceptable”

LOS ANGELES – Un employé du bureau du procureur du comté de Los Angeles a été « injustement détenu » vendredi par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), selon un courriel interne obtenu par l’Associated Press.

Le procureur du comté de Los Angeles, Nathan Hochman, a qualifié l’incident d'”inacceptable” dans un mémo adressé à l’ensemble du bureau, diffusé vendredi soir.

« Un membre de notre bureau a été injustement détenu par l’ICE. Je peux heureusement vous informer qu’après un court laps de temps, notre employé a été libéré et est sain et sauf », a écrit Hochman. « Cet incident est inacceptable. Notre employé est un fonctionnaire public dévoué qui sert les habitants du comté de Los Angeles avec professionnalisme et intégrité. Cette situation troublante a causé une grande détresse à notre collègue, à la famille de notre collègue et à l’ensemble de notre famille professionnelle. »

La raison de la détention n’a pas été immédiatement précisée. Un porte-parole de Hochman a refusé de commenter davantage et a renvoyé les questions à l’ICE. Les représentants de l’ICE n’ont pas répondu aux demandes de l’AP.

Deux responsables des forces de l’ordre, connaissant la situation et s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont précisé que l’employé n’était pas un procureur et n’était pas impliqué dans des activités de protestation.

Hochman a indiqué dans le courriel qu’il avait personnellement contacté les autorités fédérales vendredi pour les informer de la situation et « les exhorter à respecter davantage les droits de ceux qui résident dans notre communauté et à veiller à ce que cette conduite injustifiée ne se reproduise plus ».

Cet incident intervient dans un contexte de raids migratoires accrus menés par l’ICE et la Patrouille frontalière dans les villes américaines depuis l’arrivée de l’administration Trump. Des groupes de défense des libertés civiles ont régulièrement intenté des actions en justice contre le ministère de la Justice, alléguant que les agents effectuent des arrêts fondés sur la race plutôt que sur des soupçons raisonnables.

En octobre, un juge fédéral a estimé qu’il existait des preuves suffisantes pour conclure que les agents de l’ICE et de la Patrouille frontalière violaient le 4e amendement de la Constitution américaine en se basant sur la race, la langue et la profession des personnes ciblées pour établir un « soupçon raisonnable » d’arrestation. Cette décision fait suite à des mois de raids de l’ICE et de la Patrouille frontalière dans des lave-autos et des parkings de Home Depot dans le comté de Los Angeles.

L’American Civil Liberties Union (ACLU) a récemment déposé une plainte contre les autorités fédérales sur des motifs similaires, concernant leur comportement lors de raids chaotiques et tendus à Minneapolis. L’administration Trump a maintenu qu’elle menait des opérations ciblées et ne s’en prenait qu’aux « pires des pires », mais les données montrent qu’un nombre important de personnes arrêtées à Los Angeles lors des raids n’avaient pas de casier judiciaire. Selon les données du Transactional Records Access Clearinghouse (TRAC) de l’Université de Syracuse, plus de 70 % des personnes arrêtées par l’ICE en Californie en 2023 n’avaient pas de condamnations criminelles.

Cet incident soulève des questions sur les pratiques de l’ICE et l’impact de la politique d’immigration sur les communautés locales. Il rappelle également l’importance de protéger les droits de tous les résidents, quel que soit leur statut migratoire.

[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube d’un reportage sur les raids de l’ICE en Californie ou d’un post Instagram de l’ACLU sur la plainte déposée contre les autorités fédérales.]

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