Luhrmann offre à Elvis la tournée mondiale qu’il n’a jamais eue avec « EPiC: Elvis Presley in Concert »
NEW YORK – Baz Luhrmann revient sur le devant de la scène avec « EPiC: Elvis Presley in Concert », un film qui promet de raviver la flamme du King pour une nouvelle génération, et de satisfaire un rêve longtemps chéri par l’artiste lui-même. Le film, qui sort mondialement le 27 février, s’appuie sur une archive impressionnante de 67 boîtes de négatifs découverts chez MGM, offrant un regard inédit sur les performances d’Elvis Presley.
L’initiative fait suite au succès du biopic « Elvis » sorti en 2022, et répond à une volonté artistique profonde, selon Luhrmann. « Nous offrons à Elvis la tournée mondiale dont il rêvait mais qu’il n’a jamais eue », a déclaré le réalisateur lors d’une présentation. Un rêve particulièrement poignant, car Elvis avait exprimé le désir de se produire à New York ou en Grande-Bretagne, des opportunités qui ne se sont jamais concrétisées de son vivant.
Le film ne se contente pas de revisiter les moments de gloire d’Elvis. Il aborde également les périodes plus sombres de sa carrière, notamment son passage prolongé à Las Vegas, où il enchaînait les concerts, parfois jusqu’à trois par jour, sous la direction de son manager controversé, le Colonel Tom Parker. Luhrmann décrit une spirale descendante, où Elvis perdait de son énergie et de son esprit, une situation exacerbée par les restrictions imposées par Parker qui limitaient ses tournées à l’Amérique.
Pourtant, même dans ces moments de vulnérabilité, la puissance brute du talent d’Elvis transparaît. Le film met en lumière des performances exceptionnelles, comme son interprétation de « Bridge over Troubled Water » de Simon & Garfunkel, qui, selon Luhrmann, révèle la source de l’obsession que le public a toujours vouée à l’artiste. « Il n’y a pas de Mick Jagger ou de Harry Styles sans Elvis », affirme-t-il.
L’esthétique visuelle du film, notamment les costumes extravagants d’Elvis, est également mise en avant. Luhrmann souligne que le style vestimentaire du chanteur, loin d’être le fruit d’un styliste, préfigurait l’univers flamboyant de créateurs comme Alessandro Michele chez Gucci.
« EPiC » ne se contente pas de montrer Elvis sur scène. Il offre un aperçu de l’homme derrière le mythe, un artiste complexe et passionné dont l’influence continue de résonner dans la culture populaire. Le film promet de raviver la passion des fans de longue date et d’en séduire de nouveaux, confirmant ainsi le statut intemporel du King.
