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Développement Low-Code : L’IT doit-il intervenir ?

by Louis Girard - Tech

La révolution du développement citoyen et de l’IA : ce que les DSI doivent savoir

En tant qu’observateur attentif des transformations numériques, je constate un changement de paradigme majeur dans la manière dont les entreprises abordent le développement d’applications. Le développement citoyen, alimenté par des outils low-code et no-code, et désormais boosté par l’intelligence artificielle, n’est plus une tendance émergente, mais une réalité palpable. Les chiffres sont éloquents : selon Kissflow, 60% des applications personnalisées sont désormais développées en dehors des équipes IT traditionnelles. Et ce n’est que le début.

L’essor du low-code : un marché en pleine expansion

Le marché du low-code devrait atteindre 186 milliards de dollars d’ici 2030, selon Kissflow, une prévision confirmée par un rapport d’Index qui table sur 187 milliards de dollars. Mais l’aspect le plus frappant est la provenance de ces utilisateurs : 80% d’entre eux se situent en dehors des services informatiques. Les utilisateurs métiers, frustrés par les délais et les contraintes des processus IT classiques, prennent les choses en main.

Conseil d’expert : Ne considérez pas le développement citoyen comme une menace, mais comme une opportunité. Il permet de libérer les équipes IT des tâches répétitives et de se concentrer sur des projets à plus forte valeur ajoutée.

L’IA, un catalyseur de l’autonomie des utilisateurs

L’arrivée de l’IA générative est un véritable catalyseur. Les utilisateurs disposent désormais d’outils capables d’automatiser certaines étapes du développement, voire de générer du code à partir de simples descriptions. Cela réduit encore davantage la dépendance vis-à-vis de l’IT et accélère la mise sur le marché de nouvelles applications. Cependant, cette autonomie accrue soulève des questions cruciales pour les DSI.

Pourquoi les DSI ne peuvent plus ignorer le développement citoyen

Il est tentant pour certains DSI d’adopter une posture non interventionniste, de laisser les utilisateurs métiers gérer leurs propres outils et applications. Mais c’est une erreur stratégique. L’IT reste responsable de la sécurité, de l’intégration et de l’évolutivité des systèmes d’information. Ignorer le développement citoyen, c’est prendre le risque de créer un écosystème fragmenté, difficile à gérer et potentiellement vulnérable.

Les défis du développement citoyen

Les utilisateurs métiers, bien qu’autonomes, ne disposent pas toujours des compétences nécessaires pour prendre des décisions éclairées en matière d’architecture, de sécurité ou d’intégration. Ils peuvent choisir des outils inadaptés, négliger les aspects de gouvernance des données ou créer des applications qui ne s’intègrent pas facilement avec les systèmes existants. 58% des applications développées par les utilisateurs se concentrent sur des tâches limitées, comme la création de formulaires, et manquent d’évolutivité, selon le rapport Index.

Bon à savoir : Les systèmes d’IA développés par les utilisateurs métiers sont souvent très spécifiques et peu évolutifs à l’échelle de l’entreprise. Ils peuvent être utiles pour des cas d’utilisation précis, mais leur portée reste limitée.

Le rôle clé de l’IT : passer d’un rôle de gardien à celui de partenaire

La clé est de transformer le rôle de l’IT. Il ne s’agit plus d’être un gardien qui contrôle l’accès aux outils et aux ressources, mais un partenaire qui accompagne les utilisateurs métiers dans leurs projets de développement. Cela implique de proposer des formations, de définir des standards et des bonnes pratiques, et de fournir une assistance technique réactive.

Les trois axes d’action pour les DSI

  1. Devenir un partenaire de service : Adopter une culture de service, être à l’écoute des besoins des utilisateurs et leur fournir un accompagnement personnalisé.
  2. S’impliquer dès la conception : Collaborer avec les utilisateurs métiers dès le début de leurs projets, pour les aider à choisir les bons outils et à concevoir des applications évolutives et intégrées.
  3. Mettre en place des garde-fous : Définir des règles et des standards pour garantir la sécurité, la conformité et l’interopérabilité des applications développées par les utilisateurs.

FAQ : Questions fréquentes sur le développement citoyen

  • Le développement citoyen est-il sécurisé ? La sécurité dépend de la mise en place de garde-fous et de la sensibilisation des utilisateurs aux bonnes pratiques.
  • Comment intégrer les applications développées par les utilisateurs ? Il est essentiel de définir des standards d’intégration et de fournir une assistance technique pour faciliter le processus.
  • Quel est le rôle de l’IT dans la gouvernance des données ? L’IT doit s’assurer que les données utilisées par les applications développées par les utilisateurs sont conformes aux règles de confidentialité et de sécurité.

Le développement citoyen et l’IA sont en train de redéfinir le paysage IT. Les DSI qui sauront s’adapter à cette nouvelle réalité et adopter une approche proactive et collaborative seront les mieux placés pour tirer parti de cette révolution numérique. N’hésitez pas à partager vos expériences et vos questions dans les commentaires ci-dessous. Et pour approfondir le sujet, découvrez nos autres articles sur la transformation digitale et l’innovation.

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