Des passionnés d’astronomie identifient des reflets de satellites dans le Queensland

Des passionnés d’astronomie en Australie unissent leurs forces avec un ancien ingénieur de la NASA pour identifier la source d’étranges traînées lumineuses repérées dans le ciel nocturne du Queensland, révélant qu’il s’agit de reflets de satellites en orbite basse.

Des orbes lumineux traversant le ciel nocturne en direction de l’ouest, juste en dessous de la planète Vénus vers 20 heures, captivent les observateurs du ciel dans le Queensland, selon un rapport publié par Net. Ces phénomènes ont alimenté de nombreux débats en ligne, certains évoquant des extraterrestres, des lumières de Min Min ou des essais de défense. Lisa Manteit, résidente de Marian à l’ouest de Mackay, confiait avoir cru à des drones avant de découvrir des témoignages similaires à travers tout le pays.

Je vois tout cela, ce qui ressemble à des étoiles mobiles, mais elles tourbillonnent en cercle et certaines ont de la couleur, a déclaré Lisa Manteit, selon Net, en ajoutant que les habitants de sa région surveillent ces lumières chaque soir.

L’enquête menée par les astronomes amateurs du Queensland

Face à ces mystères, Graham Moyle et un groupe d’astronomes du Queensland central ont entrepris d’analyser ces observations pour tester les différentes théories. Leurs recherches pointent vers des grappes de satellites en mouvement.

Quand on les voit, quand on les observe, elles ont l’air un peu bizarres, car elles apparaissent de nulle part, puis traversent silencieusement le ciel près de Vénus avant de redisparaître, a expliqué Graham Moyle, cité par Net. Nous avons tout examiné et ce sont des éclats de satellites.

La confirmation scientifique et l’outil de simulation de Philip Giacalone

Cette théorie a reçu l’appui d’experts, notamment de Philip Giacalone, un ingénieur aérospatial de la NASA aujourd’hui retraité et établi en Californie. Grâce à des données orbitales en temps réel, il a pu vérifier les observations du groupe.

D’après les explications de Philip Giacalone rapportées par Net, ce phénomène mondial se produit lorsque des satellites s’alignent avec le Soleil situé sous l’horizon, réfléchissant la lumière solaire par le bas.

Des satellites vont au-dessus de nous en orbite terrestre basse, ce qui reflète la lumière du soleil sur le fond des satellites. Fondamentalement, comme un miroir flottant au-dessus de la Terre. Philip Giacalone, ancien ingénieur de la NASA

Pour aider à dissiper la confusion publique face à l’accélération des lancements — évaluée à environ 4 000 par an —, Philip Giacalone a conçu un programme gratuit de simulation du ciel nocturne baptisé Curious Pilot. Cet outil permet de suivre l’apparition visible de ces éclats de satellites, comme les panneaux Starlink au-dessus de Mackay, depuis n’importe quel point du globe.

Cependant, le doute persiste chez certains observateurs. Lisa Manteit demeure sceptique, affirmant avoir observé des mouvements qui s’écartent de la trajectoire rectiligne des satellites.

La prolifération des objets spatiaux et la position des autorités

L’astrophysicien Jonti Horner, de l’Université du Queensland, indique que le nombre d’objets en orbite a triplé depuis 2020. Selon ses déclarations reprises par Net, la Terre compte actuellement plus de 16 000 satellites actifs et plus de 34 000 débris spatiaux suivis, dont environ 10 000 satellites Starlink. Le PDG de SpaceX, Elon Musk, envisage par ailleurs d’en placer un million de plus en orbite.

Des passionnés d’astronomie identifient des reflets de satellites dans le Queensland

Si ces équipements offrent une amélioration du réseau Internet et une précision accrue du GPS, le professeur Horner qualifie la situation actuelle de un peu féodale et non réglementée, prévenant que l’intensification des lancements illuminera le ciel et rendra plus difficile l’observation de la Voie lactée.

De son côté, l’Agence spatiale australienne a indiqué par voie de communiqué, relayé par Net, qu’elle accorde une plus grande importance à l’utilisation sûre et durable de l’espace, tout en poursuivant des réformes réglementaires axées sur l’atténuation des débris.

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