Les plateformes de paris Kalshi et Polymarket ont commencé à permettre à leurs utilisateurs de parier sur la réussite d’essais cliniques ainsi que sur l’approbation de certains traitements contre le cancer par les autorités sanitaires, selon The New York Times. Cette incursion de la spéculation financière dans la recherche biomédicale suscite une controverse marquée au sein de la communauté scientifique.
Des plateformes de paris ouvrent des marchés sur le développement de médicaments
Selon les informations rapportées par la publication spécialisée, The New York Times a le reportage complet, et un abonnement peut être requis. Pour les partisans de ces marchés, tels que Kalshi, ces outils fournissent des informations précieuses en utilisant l’expertise collective pour estimer la probabilité d’approbations de médicaments et pourraient aider à guider l’investissement vers des traitements prometteurs.
Inquiétudes des chercheurs et opposition des patients face aux dérives spéculatives
Du côté des opposants, les critiques estiment que transformer le développement pharmaceutique en objet de pari fragilise l’intégrité de la science. Des chercheurs, des médecins, des éthiciens et des patients avertissent que de tels marchés risquent d’encourager des délits d’initiés et d’affaiblir la confiance du public dans les essais cliniques.
Les craintes portent également sur l’influence potentielle que ces marchés de prédiction pourraient exercer sur le comportement des essais, par exemple en décourageant les participants ou en affectant les décisions des chercheurs si les paris publics suggèrent qu’une étude va échouer. Des patients atteints de cancer se sont également opposés, arguant que les essais cliniques impliquent la vie des gens plutôt que du divertissement ou de la spéculation.
Mesures de protection et limites des garanties avancées par les plateformes
Pour répondre aux critiques, Kalshi affirme disposer de garanties, notamment l’interdiction des transactions par le personnel des essais, les régulateurs, les employés des sociétés pharmaceutiques, les patients inscrits et d’autres personnes ayant potentiellement accès à des informations confidentielles.
Toutefois, les opposants affirment que ces protections sont insuffisantes parce que les entreprises ne peuvent pas facilement identifier toutes les personnes impliquées dans un essai clinique. Ils soutiennent en outre que les marchés de prédiction créent une version moins réglementée du trading d’actions biotechnologiques. Ils craignent également que des prédictions échouées ou manipulées puissent éroder la confiance dans la recherche médicale.
Sous-représentation des femmes dans les essais cliniques
Par ailleurs, les jeunes femmes servent moins fréquemment que les jeunes hommes de sujets dans les essais cliniques de médicaments avant commercialisation. Les implications morales, légales et médicales de cette sous-représentation des femmes sont examinées. Les risques de préjudice médical pour les patients de sexe féminin peuvent augmenter en raison de la privation de médicaments. De plus, les risques de toxicité augmentent lorsque les femmes reçoivent certains nouveaux médicaments uniquement au cours de la phase post-commercialisation. Des remèdes visant à accroître la participation des jeunes femmes non enceintes aux essais cliniques sont discutés.

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