La recrudescence des tensions en Cisjordanie a marqué l’ouverture de la saison de la récolte des olives avec une série d’agressions ciblées. Les résidents ont signalé qu’un habitant a été blessé à la tête au cours de ces incursions.
Les villages de Hawara et Urif pris pour cible par des assaillants masqués
Des scènes similaires se sont produites dans le village voisin de Beita, où des heurts ont éclaté près du secteur de l’avant-poste d’Eviatar. Des témoins ont décrit des agresseurs jetant des pierres sur des habitations et terrorisant les familles présentes dans les oliveraies.
L’intervention de l’armée et les interdictions de récolte dans la zone B
Les forces armées israéliennes sont intervenues sur les lieux des incidents à Beita et Urif, mais l’arrivée des troupes s’est accompagnée de mesures restrictives visant les agriculteurs palestiniens. Dans plusieurs oliveraies situées à plus d’un kilomètre à l’intérieur de la zone B, placée sous responsabilité civile de l’Autorité palestinienne, l’armée a empêché les habitants de procéder à la cueillette.
Un activiste présent lors de l’incident à Beita a témoigné de l’intervention conjointe des militaires et de colons armés. Ils sont arrivé ensemble avec des armes brandies en courant, a-t-il déclaré à propos d’un groupe armé repéré à proximité de l’avant-poste voisin, tout en précisant que les forces présentes sur place avaient ordonné aux participants de cesser leurs activités.
Le bilan des blessés et les enquêtes ouvertes par la police
Le Croissant-Rouge a confirmé que plusieurs personnes ont nécessité des soins médicaux à la suite de ces violences. À Sebastia, au nord de Naplouse, cinq Palestiniens ont été blessés lors d’attaques similaires. D’autres incidents ont touché des familles à Deir Sharaf et à Rantis, où des cas de véhicules vandalisés et de terres agricoles incendiées ont été répertoriés.

La police du district de Judée-Samarie a ouvert des investigations pour identifier les auteurs de ces actes de vandalisme et de destruction de biens. Les enquêteurs, accompagnés par des experts de la police scientifique et des forces de sécurité, ont procédé à des relevés de preuves dans les localités touchées, tandis que l’armée a indiqué que les fauteurs de troubles s’étaient enfuis avant l’arrivée des renforts militaires.
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