Le ministère de la Santé péruvien intensifie la lutte contre le dengue à Lima en élargissant la vaccination aux jeunes de 10 à 20 ans dans les districts de Carabayllo et de San Juan de Lurigancho, tout en déployant des brigades de prévention dans les cimetières pour contrer la prolifération des moustiques.
Face à la situation épidémiologique, le gouvernement met en place une stratégie ciblée pour protéger les habitants des zones les plus touchées de la capitale. La campagne de vaccination s’adresse exclusivement aux résidents de deux secteurs prioritaires, après que les autorités sanitaires ont relevé des concentrations élevées de cas de transmission par le virus du dengue.
La stratégie de vaccination à Carabayllo et San Juan de Lurigancho
À Carabayllo, les opérations d’immunisation ont débuté dans l’établissement scolaire Institución Educativa N.° 3058 Virgen de Fátima, sous la supervision de la Direction des réseaux intégrés de santé de Lima Norte. L’objectif initial vise à administrer les doses à un millier de collégiens des deux sites de l’établissement situés dans la zone d’influence du centre de santé Raúl Porras Barrenechea.
Cette mobilisation sanitaire s’appuie sur les données du Centre national d’épidémiologie, de prévention et de contrôle des maladies (CDC Perú). Jusqu’à la 42e semaine de l’année 2026, les services de surveillance ont recensé 98 cas confirmés de dengue chez des mineurs âgés de 10 à 15 ans dans cette seule commune.
De son côté, San Juan de Lurigancho voit sa campagne élargie à l’ensemble de son territoire communal après des débuts concentrés dans le secteur de Huáscar.
Yuri Alegre Palomino, directeur exécutif de la prévention et du contrôle des maladies transmises par vecteurs, a déclaré selon Exitosanoticias et Stereovilla : « C’est pourquoi nous commençons ici et nous continuerons dans d’autres districts qui feront également partie de cette intervention ».
La mobilisation sanitaire au cimetière Virgen de Lourdes
Au-delà des écoles, la prévention s’est déplacée vers les espaces publics à forte affluence à l’approche de la Toussaint. Mario Izquierdo, directeur général de la Direction des réseaux intégrés de santé de Lima Sud, a fait le point sur la concentration des cas lors d’une descente de terrain au cimetière Virgen de Lourdes, également connu sous le nom de Nueva Esperanza, à Villa María del Triunfo.
Carabayllo y San Juan de Lurigancho concentran principalmente los casos de dengue en Lima Metropolitana, mientras que San Juan de Miraflores registra una proporción menor, informó el director general de la Diris Lima Sur, Mario Izquierdo.https://t.co/ngnXFNuULp pic.twitter.com/3SH1XrJZD3
Les données officielles indiquent que Carabayllo et San Juan de Lurigancho regroupent la plus forte proportion de malades à Lima Metropolitana, tandis que San Juan de Miraflores affiche un volume plus modéré de contaminations.
Pour contrer les risques liés aux visites massives dans la plus grande nécropole d’Amérique du Sud — un site de près de 60 hectares fondé en 1961 — le ministère a dépêché sur place 180 agents de terrain, Andina et Afluye rapportant les précisions de Mario Izquierdo : « 180 brigades sont arrivées au cimetière de Nueva Esperanza pour assurer une surveillance dans toute la zone où les gens apportent des fleurs ».

Mario Izquierdo, directeur général de la Diris Lima Sur, a indiqué d’après Andina et Afluye : « 180 brigades sont arrivées au cimetière de Nueva Esperanza pour assurer une surveillance dans toute la zone où les gens apportent des fleurs ».
Recommandations et actions de prévention contre le moustique
Les équipes dépêchées sur les tombes ont sensibilisé le public sur les risques liés aux récipients remplis d’eau. Les autorités rappellent que le moustique vecteur trouve dans l’eau claire des cimetières comme dans les réservoirs mal fermés des foyers des foyers idéaux de reproduction.
Les consignes sanitaires insistent sur l’utilisation de sable humide pour garnir les vases au lieu d’y verser de l’eau, une habitude encore observée chez certains visiteurs munis de bouteilles de rechange, ainsi que le soulignent Andina et Afluye en citant Mario Izquierdo : « Nous avons vu des gens qui apportent des bouteilles d’eau dans leur sac à dos pour arroser les fleurs ».
Mario Izquierdo, directeur général de la Diris Lima Sur, a souligné via Andina et Afluye : « Nous avons vu des gens qui apportent des bouteilles d’eau dans leur sac à dos pour arroser les fleurs ».
En parallèle de la surveillance entomologique, les postes de santé mobiles installés lors de cette semaine de lutte ont proposé des vaccinations complémentaires contre la rougeole et le virus du papiloma humano (VPH), tout en informant les administrés sur les gestes d’hygiène domestique indispensables pour freiner la propagation du virus dans l’ensemble de la métropole.
🔴🔵 El Ministerio de Salud (Minsa) reforzó las acciones de prevención contra el dengue en Lima Metropolitana con la ampliación de su estrategia de vacunación en Carabayllo y San Juan de Lurigancho, dirigida exclusivamente a personas de 10 a 20 años que residan en ambos… pic.twitter.com/8LpralmIpJ
À lire aussi