Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a publié une déclaration de soutien public envers le président du parti Shas, Aryeh Deri, alors que des tensions politiques agitent la scène politique.
Netanyahu défend Deri face aux critiques de la gauche
Le chef du gouvernement a pris publiquement la défense d’Aryeh Deri pour contrer les pressions visant le leader ultra-orthodoxe. Selon le dirigeant, les critiques et les formations de gauche tentent d’affaiblir le parti religieux depuis des années sans succès, mais adoptent aujourd’hui une attitude changeante.
Benjamin Netanyahu a déclaré : « Aryeh Deri tient bon depuis des années face aux attaques débridées des médias et de la gauche qui veulent pulvériser le Shas. Maintenant, avec une hypocrisie qui crie vers le ciel, ils sont prêts à offrir aux ultra-orthodoxes monts et merveilles pour qu’ils les rejoignent ».
Dans sa missive, le Premier ministre a rappelé le rôle stratégique de son allié. Il a qualifié le responsable politique de pilier indispensable pour la coalition gouvernementale et pour la prise de décision en matière de sécurité.
Israel Prime Minister Benjamin Netanyahu:'Aryeh Deri has stood firm for years against the relentless attacks from the media and the left wing, who seek to destroy Shas.Now, with blatant hypocrisy, they are willing to offer the ultra-Orthodox community everything they want in…
Benjamin Netanyahu a affirmé : « Aryeh Deri et le Shas sont des partenaires importants pour moi et pour le bloc de droite dans la direction du pays, et Aryeh Deri contribue grandement au cabinet pour la sécurité d’Israël ».
Les tensions secouent le parti Shas à la Knesset
Cette prise de position intervient dans un climat de silence radio entre les deux hommes. Depuis la fin du scrutin et la chute du parti Shas, retombé à six mandats parlementaires, aucun échange direct n’avait été constaté entre le bureau du Premier ministre et le dirigeant ultra-orthodoxe.
L’entourage de Benjamin Netanyahu redoute qu’Aryeh Deri ne choisisse de se retirer de la vie politique active ou d’alléger son implication dans la gestion quotidienne de sa formation. Une telle décision fragiliserait l’influence historique du Likud auprès des communautés ultra-orthodoxes.
Le dirigeant du Shas fait office de passerelle incontournable avec les autorités spirituelles ashkénazes et séfarades.
Eizenkot tente de fracturer la coalition
La sortie médiatique du chef du gouvernement répond à une manœuvre menée par l’opposition. Des informations indiquent que Gadi Eizenkot examine l’opportunité de proposer aux partis religieux d’intégrer un nouvel attelage gouvernemental sous sa direction.
Face à ces ouvertures concurrentes, le bureau de Benjamin Netanyahu cherche à verrouiller la fidélité de ses partenaires traditionnels du bloc de droite. Les canaux de communication informels ont également subi des perturbations.
Le journalisme politique a relevé que le dirigeant du Shas transmettait ses messages par l’intermédiaire de son proche conseiller Israel Bachar. Il évitait ainsi les contacts directs avec le Premier ministre, selon les informations diffusées par les médias spécialisés.
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