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Daegu : Surveillance renforcée pendant un an après l’inauguration de la statue de Park Chung-hee

Daegu : La mémoire de Park Chung-hee divise la ville et suscite des craintes pour l’avenir

Daegu, Corée du Sud – La ville de Daegu est au cœur d’une controverse politique et mémorielle concernant l’héritage du président sud-coréen Park Chung-hee.Un projet visant à érigé des statues en l’honneur de l’ancien dirigeant a été suspendu, mais la possibilité qu’il soit relancé par de futurs élus maintient la tension.

L’affaire prend racine dans l’administration de l’ancien maire Hong Joon-pyo, dont les détracteurs accusent les politiques d’avoir conduit à une régression administrative. Des critiques ont dénoncé une tentative de réhabilitation de la figure controversée de Park Chung-hee, dont le régime autoritaire a été marqué par des violations des droits de l’homme.

Le conseil municipal de Daegu a rejeté le mois dernier une proposition d’abolition de l’ordonnance autorisant la construction de statues commémoratives. Bien que la ville ait temporairement renoncé à l’installation de nouvelles statues suite à la démission de Hong Joon-pyo, l’existence même de l’ordonnance laisse la porte ouverte à une reprise du projet sous une future administration.

“Puisque l’ancien maire a démissionné, nous ne poursuivrons pas l’érection de statues supplémentaires pour le moment”, a déclaré un responsable de la ville. “Cependant, l’ordonnance est toujours en vigueur, et le projet pourrait être relancé en fonction du prochain maire de Daegu.”

Contexte : Park Chung-hee, un héritage controversé

park Chung-hee a dirigé la Corée du Sud d’un coup d’État militaire en 1961 jusqu’à son assassinat en 1979. Son régime est crédité d’avoir orchestré une croissance économique rapide, transformant la Corée du Sud en une puissance industrielle. Cependant, cette prospérité s’est faite au prix de la répression politique, de la censure et de la violation des libertés civiles.

La figure de Park Chung-hee reste profondément divisée en Corée du Sud.Pour certains, il est un héros national qui a sauvé le pays de la pauvreté et du communisme. Pour d’autres, il est un dictateur responsable de la souffrance et de l’oppression.

La controverse à Daegu reflète les tensions persistantes au sein de la société sud-coréenne concernant la manière de commémorer son passé et de réconcilier les différentes interprétations de l’histoire.L’avenir du projet de statue de Park Chung-hee à Daegu reste incertain, mais il symbolise un débat plus large sur la mémoire collective et l’identité nationale en Corée du Sud.

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