La controverse du « double-touch » secoue le curling aux Jeux mondiaux, appel à la vidéo
PARIS – Le curling, sport de précision et de stratégie, est secoué par une controverse grandissante concernant une règle subtile mais cruciale : le « double-touch ». Des accusations de violation de cette règle, qui interdit de toucher la pierre après sa libération, ont émergé lors des Jeux mondiaux, soulevant des questions sur l’intégrité du jeu et la nécessité d’une modernisation de l’arbitrage.
L’affaire a débuté avec le vétéran canadien, Kennedy, visé par des accusations de la Suisse lors de leur victoire 9-5 samedi. Malgré les protestations, aucune sanction n’a été appliquée. L’incident a mis en lumière un problème plus large : l’application inconsistante de la règle du « double-touch », souvent difficile à détecter à l’œil nu.
« C’est un sport où l’on détermine quelle pierre est la plus proche de la cible avec une sorte de grand compas », souligne l’article original, illustrant la précision requise et la fragilité de l’évaluation humaine.
La pression a monté lorsque Rachel Holman, capitaine de l’équipe féminine canadienne, et Bobby Lammie, de la Grande-Bretagne, ont également été accusés de « double-touch ». Dans ces cas, il s’agissait de contacts involontaires, un doigt persistant sur la pierre après la libération. Cependant, l’application de la règle est apparue aléatoire, suscitant le mécontentement des équipes.
Face à la grogne, l’organisation World Curling a réagi en annonçant le déploiement d’officiels supplémentaires pour surveiller les lancers. Une mesure temporaire a également été mise en place, permettant aux équipes de demander une surveillance vidéo pour une durée minimale de trois manches en cas de suspicion. Mais cette solution s’est avérée elle aussi imparfaite, son exécution étant qualifiée de « hasardeuse ».
La controverse a relancé le débat sur la nécessité d’adopter la vidéo pour l’arbitrage du curling, une technologie déjà largement utilisée dans d’autres sports. Hammy McMillan, meneur de jeu de la Grande-Bretagne, est un fervent défenseur de cette idée.
« Introduire la VAR ou le Hawk-Eye et donner à chaque équipe un ou deux défis, cela obligerait à être absolument certain qu’une infraction a été commise », a-t-il déclaré. « Je pense que ce serait une évolution intéressante, qui moderniserait le curling. La révision vidéo pourrait être la prochaine étape, avec des défis pour les équipes. »
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L’adoption de la vidéo soulèverait des questions sur le rythme du jeu, réputé pour sa lenteur et son atmosphère contemplative. Cependant, pour de nombreux observateurs, la préservation de l’intégrité du sport prime sur ces considérations.
Le curling, bien que populaire dans certains pays comme le Canada, la Suisse et la Suède, cherche à élargir son audience à l’échelle mondiale. L’adoption de technologies modernes pourrait contribuer à rendre le sport plus attrayant pour un public plus large et à renforcer sa crédibilité.
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La Fédération Mondiale de Curling n’a pas encore annoncé de changements permanents à son protocole d’arbitrage. Cependant, la pression des athlètes et des fans, combinée à l’évolution technologique, pourrait bien conduire à une révolution dans la manière dont le curling est arbitré. L’avenir du sport pourrait bien reposer sur sa capacité à embrasser la modernité tout en préservant son esprit traditionnel.
