Une faille informatique massive au sein de la CSDD a compromis les données personnelles et les numéros d’enregistrement d’entreprises, représentant un grave risque de sécurité nationale selon les experts, alors que les autorités enquêtent sur les responsabilités techniques.
Les pirates ont réussi à s’emparer des informations personnelles de la quasi-totalité des automobilistes du pays, ouvrant la voie à des campagnes de cybercriminalité de grande envergure et posant de redoutables questions sur la sécurité des infrastructures publiques.
L’ampleur du piratage et les données dérobées à la CSDD
Les chiffres communiqués par la couverture de la presse spécialisée révèlent que l’incident touche directement de nombreuses personnes et entreprises. Pratiquement tous les citoyens qui conduisent un véhicule se retrouvent aujourd’hui exposés aux tentatives d’usurpation et de fraude.
Cette fuite massive fragilise la confiance des usagers envers les communications officielles. De nombreux citoyens hésitent désormais à ouvrir les courriels ou à répondre aux messages prétendument envoyés par les services routiers, la police d’État ou les polices municipales, de peur de tomber dans un piège tendu par des escrocs.
Les méthodes des escrocs et les risques d’ingénierie sociale
L’utilisation de données authentiques permet aux criminels d’orchestrer des fraudes particulièrement convaincantes en s’appuyant sur des techniques d’ingénierie sociale. Selon les analyses d’experts en technologie, les criminels exploitent la confiance des victimes en leur révélant leurs propres informations dès les premiers contacts.
Elviss Strazdiņš, expert en informatique, a indiqué que les escrocs ont souvent recours à des méthodes d’ingénierie sociale dans le but de pousser une personne à agir à l’encontre de ses propres intérêts, ce qu’ils parviennent à faire en gagnant la confiance de la victime pour qu’elle obéisse aux instructions de l’attaquant.
Parmi les scénarios les plus fréquents recensés par l’analyse des risques menée par la plateforme d’information figurent l’envoi de fausses infractions par SMS avec des liens malveillants, ainsi que le recours à de fausses campagnes publicitaires sur les moteurs de recherche pour imiter le site officiel de l’institution.
Les responsabilités techniques et le contrat attribué à Tet
Un contrat d’une durée de cinq ans, d’une valeur légèrement supérieure à neuf millions d’euros, liait l’entité publique à la société Tet, seule candidate lors de l’appel d’offres.

Les documents relatifs à l’accord, conclus en 2022, stipulaient la mise en place de contrôles de sécurité, la défense contre les intrusions extérieures et la gestion des sauvegardes. Le prestataire se défend toutefois en invoquant la complexité de l’offensive.
Uldis Tatarčuks, président du conseil d’administration de Tet, a affirmé qu’il pouvait confirmer que, selon leurs experts, la situation ressemblait à une attaque très professionnelle et d’un bon niveau de préparation, ce qui expliquait pourquoi elle avait été difficile à détecter.
La direction de l’entreprise technologique précise que l’intrusion est intervenue pendant le week-end, une période d’inactivité où les systèmes de la direction ne fonctionnent pas et où les équipements n’ont enregistré aucun flux de données anormal.
Implications pour la sécurité de l’État et recommandations
Au-delà des simples escroqueries financières, la compromission d’un tel volume de données personnelles représente une menace géopolitique majeure. Les spécialistes alertent sur le fait que ces informations détaillées sur les déplacements et les domiciles des citoyens, y compris des ministres et des députés, pourraient être exploitées par des services de renseignement étrangers.
Face à ce péril, les experts exhortent la population à faire preuve d’une vigilance absolue face aux sollicitations téléphoniques et numériques, en conseillant de raccrocher immédiatement et de vérifier directement auprès des institutions concernées toute notification suspecte concernant des amendes ou des données personnelles.
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