CRISPR : Un test rapide sur prélèvement salivaire pour détecter la tuberculose

Percée médicale : Un test CRISPR rapide et portable pourrait révolutionner le diagnostic de la tuberculose

Cambridge, massachusetts – Une nouvelle technologie de diagnostic basée sur CRISPR, développée par des chercheurs de Harvard, promet de transformer la lutte contre la tuberculose (TB) en permettant une détection rapide et précise de la maladie, même en dehors des laboratoires traditionnels. Les résultats, publiés dans Nature Communications, ouvrent la voie à des tests de dépistage à grande échelle et à un accès plus facile aux soins pour les populations les plus vulnérables.

Le test innovant,qui ne nécessite pas d’équipement complexe,utilise la technologie CRISPR pour détecter l’ADN de la bactérie responsable de la tuberculose dans des échantillons simples,comme l’expectoration. Le processus est remarquablement rapide : un échantillon est ajouté à un tube contenant une bande de test et un réactif, puis incubé pendant seulement 45 minutes. La présence d’une infection est ensuite indiquée par des bandes colorées sur la bande de test.

Les essais cliniques ont démontré que ce nouveau test est non seulement plus rapide que les méthodes traditionnelles d’analyze d’acide nucléique, mais aussi plus précis. Cette rapidité est cruciale pour un diagnostic précoce et un traitement efficace, limitant ainsi la propagation de la maladie.

L’équipe de recherche, dirigée par les professeurs Hu et Huang, a également développé des appareils portables, dont certains de la taille d’un smartphone et d’autres fonctionnant sans électricité, capables de fournir des résultats en moins d’une heure. L’intégration de l’intelligence artificielle permet également d’identifier rapidement la résistance aux médicaments, garantissant ainsi que les patients reçoivent le traitement approprié.

La tuberculose : un défi mondial persistant

La tuberculose reste l’une des principales causes de décès dans le monde, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 10,6 millions de personnes sont tombées malades de la tuberculose en 2022 et 1,3 million sont décédées. Le diagnostic tardif et l’accès limité aux soins sont des obstacles majeurs à l’éradication de la maladie.

Vers un dépistage plus large et un traitement plus rapide

Cette avancée représente une étape importante dans les efforts visant à déplacer les tests de tuberculose hors des laboratoires et directement dans les communautés touchées. En permettant un dépistage plus large, une confirmation rapide au point de soins et une connexion efficace aux traitements, cette technologie pourrait considérablement réduire la charge de la tuberculose à l’échelle mondiale.

“Si nous voulons mettre fin à la tuberculose, nous avons besoin d’outils qui fonctionnent en dehors du laboratoire et dans les communautés où la maladie se propage”, a déclaré le professeur Hu.Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour affiner et déployer à grande échelle cette technologie, elle offre un espoir tangible dans la lutte contre cette maladie dévastatrice. L’étude, publiée sous le titre “Détection sensible de l’ADN de pathogène par un test ARN CAS12A multi-guides favorisant le clivage trans- cis”, marque un tournant potentiel dans la santé publique mondiale.

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