Double Tragédie Fluviale au Congo : Plus de Cent Morts en Quelques Jours
Kinshasa, Congo – Le Congo est frappé par une série de naufrages fluviaux dévastateurs, faisant craindre une crise humanitaire dans cette région isolée. Les opérations de recherche se poursuivent suite à deux accidents distincts survenus cette semaine, entraînant la mort d’au moins 100 personnes, selon les premiers bilans.
Le dernier incident,survenu le 12 septembre 2025,a mobilisé des équipes navales et des volontaires locaux pour secourir les survivants et récupérer les corps. Les autorités congolaises ont promis une prise en charge médicale des blessés,une assistance aux familles endeuillées et le rapatriement des survivants.
Quelques jours plus tôt, le 10 septembre 2025, un autre bateau fluvial a chaviré au confluent des rivières Nsolo et Great Maringa, dans le territoire de Basankusu, causant la mort de 86 personnes.
Ces tragédies mettent en lumière la précarité des transports fluviaux au Congo, où les bateaux en bois surchargés constituent souvent le seul moyen de transport pour les populations vivant dans les vastes régions de la forêt tropicale. La surcharge, le manque d’entretien et la navigation nocturne, bien que formellement interdite, sont des facteurs récurrents dans ces accidents.”Le canoë motorisé a coulé en raison d’une surcharge flagrante et d’une navigation nocturne”, a déclaré akula Mboyo, une militante de la société civile, soulignant les défaillances en matière de sécurité.
Les opérations de sauvetage sont régulièrement compliquées par le manque de ressources et la toughé d’accès aux zones reculées où se produisent ces naufrages.contexte : La vulnérabilité des transports fluviaux au Congo
Le réseau fluvial du Congo est vital pour l’économie et la connectivité du pays. Cependant, il est caractérisé par un manque d’infrastructures modernes, une réglementation laxiste et un parc de bateaux vieillissant. Les accidents sont donc fréquents, et les bilans sont souvent lourds.
Ces incidents rappellent la nécessité urgente d’investir dans la modernisation des infrastructures fluviales, le renforcement des contrôles de sécurité et la sensibilisation des populations aux risques liés aux pratiques dangereuses. La sécurité des populations congolaises dépendantes de ces voies navigables doit être une priorité.
