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Citigroup : Plainte pour harcèlement sexuel et culture toxique

Citi accusée de culture sexiste après une plainte pour harcèlement sexuel

NEW YORK (AP) – Citigroup est au centre d’une controverse après qu’une ancienne dirigeante de la banque a déposé une plainte alléguant un harcèlement sexuel et une culture d’entreprise toxique. Julia Carreon, ancienne responsable mondiale de la plateforme et de l’expérience client chez Citi Wealth, accuse la banque d’avoir orchestré son départ après avoir été harcelée par Andy Sieg, le directeur du pôle gestion de patrimoine de Citi.

La plainte, déposée lundi, décrit un environnement où le harcèlement sexuel était toléré et où les ressources humaines étaient utilisées pour protéger les cadres supérieurs plutôt que pour enquêter sur les plaintes. Carreon affirme que Sieg l’a soumise à un harcèlement constant, incluant des appels et des messages à caractère sexuel, même via un téléphone anonyme. Elle décrit également des insinuations sur une relation intime entre eux, diffusées auprès de leurs collègues.

“Avec l’aide des RH et de la culture discriminatoire et de harcèlement sexuel de Citi, Sieg a empoisonné la réputation de Carreon au sein de Citi et l’a finalement forcée à quitter l’entreprise”, indique le document juridique.

L’affaire intervient après une enquête interne menée par Citi concernant des accusations de harcèlement moral à l’encontre de Sieg, une enquête qui, selon le Financial Times, n’a pas inclus d’entretiens avec certaines des femmes cadres les plus concernées. Citi a continué de soutenir Sieg, un ancien dirigeant de Bank of America Merrill Lynch et l’une des nominations phares de Jane Fraser, la directrice générale de Citi.

Carreon accuse également les RH de Citi de l’avoir injustement ciblée dans une enquête pour harcèlement, tandis que Sieg n’était pas concerné. Elle affirme que l’enquête était biaisée et que les questions posées étaient formulées pour confirmer des conclusions préétablies.

“À mon avis, les RH de Citi n’enquêtent pas sur les fautes, elles gèrent les conséquences pour la direction”, a déclaré Carreon au Financial Times. “En fait, il est ouvertement discuté par les femmes chez Citi qu’il est impossible de survivre à l’une de ces enquêtes.”

Cette affaire met en lumière les défis persistants en matière de diversité et d’inclusion dans le secteur financier, malgré les efforts de Citi pour se positionner comme un leader en la matière sous la direction de Fraser. Citi est l’une des rares grandes banques mondiales dirigée par une femme, et Fraser a lancé un plan de restructuration ambitieux, incluant la suppression de 20 000 emplois, pour moderniser l’institution.

Les accusations de Carreon soulèvent des questions sur l’efficacité des politiques internes de Citi en matière de harcèlement sexuel et sur la protection des employés qui dénoncent de tels comportements. L’affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la réputation de la banque et sur la confiance des investisseurs.

Selon les données de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le harcèlement sexuel au travail touche environ 23% des femmes dans le monde. Les conséquences peuvent être dévastatrices, allant de la détresse émotionnelle à la perte d’emploi et à la diminution des opportunités de carrière.

Citi n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. L’affaire est en cours d’instruction.

[Intégration potentielle d’un tweet pertinent sur le sujet, par exemple, un commentaire d’une organisation féministe ou d’un expert en droit du travail : Recherche sur X.com (anciennement Twitter) pour un tweet pertinent]

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