L’ONU s’inquiète d’une loi chinoise sur l’unité ethnique qui pourrait restreindre les libertés
Genève, Suisse – L’ONU a exprimé son inquiétude face à une nouvelle loi chinoise sur l’« unité ethnique », craignant qu’elle ne limite les libertés religieuses et culturelles des minorités du pays. Adoptée jeudi par le Congrès national du peuple, la loi vise à promouvoir le mandarin comme langue commune dans l’éducation, les affaires publiques et les lieux publics.
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a déclaré que cette législation pourrait « ancrer dans la loi des politiques assimilationnistes », restreignant l’enseignement des langues minoritaires et limitant la pratique libre de la religion et de la culture. Il a souligné que la loi pourrait également restreindre les libertés d’expression, de croyance et de réunion, et pénaliser l’exercice pacifique des droits des minorités.
« Le droit international relatif aux droits de l’homme exige que les États protègent les identités des minorités ethniques, linguistiques et religieuses », a rappelé le bureau de Türk sur X (anciennement Twitter).
Cette loi intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les politiques d’assimilation forcée menées par le gouvernement chinois à l’encontre des minorités, notamment les Ouïghours. La Chine reconnaît officiellement 55 minorités ethniques, qui parlent des centaines de langues et de dialectes différents.
Le gouvernement chinois justifie cette loi en affirmant qu’elle vise à « renforcer la cohésion » dans un pays en proie à des changements sociaux sans précédent. Cependant, les défenseurs des droits de l’homme craignent que cette mesure ne conduise à une marginalisation accrue des minorités et à une suppression de leur identité culturelle.
Lien vers la publication X du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme
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