Italie : Meloni réaffirme son identité politique et promet une rupture avec le passé
Rome, Italie – La Première ministre Giorgia Meloni a pris la parole lors de la fête nationale de l’UDC (Union Démocratique du Center) à Rome, réagissant aux critiques récentes concernant son positionnement politique. Elle a fermement rejeté les accusations d’un virage vers le démocratie-chrétienne,assurant qu’elle n’avait aucune intention de “chasser les catholiques” et qu’elle ne recherchait pas de légitimité religieuse.
“Je reste toujours moi-même,” a déclaré Meloni,soulignant sa constance idéologique et son aversion pour les “politiciens multiformes”. Elle a précisé que ses propos tenus lors de la réunion de Rimini reflétaient ses convictions de toujours.
La Première ministre a également exposé les priorités de son gouvernement, notamment la volonté de “archiver la saison de renversement et les gouvernements techniques” qui, selon elle, ont nui aux intérêts des Italiens. Elle a insisté sur la poursuite des réformes, en particulier dans le domaine de la justice.
“Nous allons parcourir la séparation des carrières, sur la réforme du CSM [Conseil Supérieur de la Magistrature],” a-t-elle affirmé, expliquant que l’objectif est de “briser ce système actuel qui a humilié le pouvoir judiciaire et rendre la justice plus efficace et plus juste pour les citoyens.”
Meloni a également défendu la gestion économique de son gouvernement, contredisant les prédictions pessimistes de certains observateurs. “Ils ont dit qu’avec Meloni l’Italie irait par défaut, mais qu’ils étaient de mauvaises prévisions. L’Italie est une ancre en Europe, nous avons cessé de jeter de l’argent de la fenêtre, nous n’avons pas augmenté les impôts mais nous les avons abaissés.”
Contexte et perspectives :
L’intervention de Meloni intervient dans un contexte politique italien marqué par une recherche de stabilité après des années d’instabilité gouvernementale.Son parti, Fratelli d’Italia (Frères d’Italie), issu des racines du post-fascisme, a connu une ascension fulgurante ces dernières années, portée par un discours nationaliste et conservateur.
La réforme de la justice, un cheval de bataille de Meloni, vise à accélérer les procédures judiciaires, souvent critiquées pour leur lenteur, et à renforcer l’indépendance de la magistrature. La séparation des carrières, en particulier, est une mesure controversée qui vise à empêcher les magistrats de passer facilement du rôle de juge à celui de procureur, afin de garantir une plus grande impartialité.La gestion économique du gouvernement Meloni, axée sur la réduction de la dette publique et la stimulation de la croissance, est scrutée de près par les partenaires européens de l’Italie. La capacité du gouvernement à maintenir ses engagements en matière de finances publiques sera déterminante pour la confiance des marchés et la stabilité économique du pays.
