Caltanissetta : Polémique autour de la gestion des animaux errants, entre chenils et stérilisations suspendues
Caltanissetta, Sicile – Une vive controverse agite la ville de Caltanissetta concernant la politique de gestion des animaux errants. Alors que l’annonce de la construction de 15 chenils pour chiens a été saluée, des associations de défense des animaux dénoncent un manque de volonté politique pour mettre en œuvre des mesures préventives durables, notamment la stérilisation.
Selon un communiqué récent, les associations locales pointent du doigt la suspension des titres communaux de stérilisation pour chiens et chats, pourtant essentiels pour augmenter le nombre d’interventions financées par l’ASP (Azienda Sanitaria Provinciale) de Caltanissetta. Elles estiment que cette situation risque de compromettre les efforts pour contrôler la population animale errante et améliorer le bien-être des animaux.
La loi n° 82/2025, dite “loi brambilla”, qui encadre la protection animale et la lutte contre l’abandon, est également au cœur des préoccupations. Les associations réclament une application concrète de ses dispositions, notamment en matière de micropuçage obligatoire des chiens, avec ou sans propriétaire.
La gestion des chats errants, dont la responsabilité est confiée aux bénévoles locaux (“gardiens de chats”), est également soulevée. Les associations soulignent que le contrôle des naissances, même dans ce contexte, pourrait significativement améliorer la situation.
Plus d’un an après l’arrivée du gouvernement actuel, les associations appellent à une orientation politique claire et efficace, craignant que l’annonce des chenils ne serve qu’à masquer un manque d’action sur les causes profondes du problème. Elles insistent sur la nécessité de privilégier des mesures structurelles de prévention, comme la stérilisation massive, pour limiter durablement le nombre d’animaux errants et garantir leur bien-être.
Contexte et enjeux de la gestion des animaux errants en Italie :
la question des animaux errants est un problème récurrent en Italie, avec des disparités importantes entre les régions. La loi Brambilla, promulguée en 2019, a introduit des avancées significatives en matière de protection animale, notamment en interdisant l’euthanasie des animaux sains et en promouvant l’adoption. Cependant,son application reste inégale et dépend fortement de la volonté politique et des ressources financières allouées par les municipalités.
La stérilisation est largement reconnue comme la méthode la plus efficace pour contrôler la population animale errante et prévenir la propagation de maladies. Elle permet également d’améliorer le bien-être des animaux en réduisant le nombre de naissances non désirées et les abandons.
la construction de chenils, bien que nécessaire pour accueillir les animaux en détresse, ne constitue qu’une solution palliative.Elle ne s’attaque pas aux causes profondes du problème et peut même encourager l’abandon si elle est perçue comme une alternative facile à la stérilisation et à la prise de responsabilité.
