Home DivertissementCaillots sanguins et vaccins AstraZeneca/Johnson & Johnson : les raisons dévoilées

Caillots sanguins et vaccins AstraZeneca/Johnson & Johnson : les raisons dévoilées

Le mystère des caillots sanguins rares après les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson enfin résolu ?

Par Antoine Dubois, Rédacteur en chef, Section Divertissement, nouvelles-du-monde.com

L’histoire des vaccins contre la COVID-19 a été jalonnée de succès retentissants, mais aussi de zones d’ombre. Parmi celles-ci, un mystère particulièrement inquiétant : l’apparition, extrêmement rare mais parfois mortelle, de caillots sanguins après la vaccination avec les vaccins d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson. Des millions de personnes ont pu respirer plus facilement grâce à ces vaccins, mais pour une poignée, l’immunisation s’est transformée en cauchemar. Aujourd’hui, des chercheurs allemands pensent avoir enfin percé le secret de cette réaction indésirable, une avancée qui pourrait non seulement améliorer la sécurité des vaccins actuels, mais aussi préparer le terrain pour une réponse plus efficace aux futures pandémies.

En 2021, l’alerte avait été donnée. Sur près de 19 millions de doses de vaccin Johnson & Johnson administrées aux États-Unis, au moins 60 cas de caillots sanguins ont été recensés, dont neuf ont été fatals. Au Royaume-Uni, le bilan était encore plus lourd : 455 cas et 81 décès pour près de 50 millions de doses d’AstraZeneca. L’Allemagne a également enregistré au moins 71 cas liés au vaccin d’AstraZeneca. Face à ces chiffres, les autorités sanitaires ont pris la décision de suspendre, puis de retirer du marché ces deux vaccins.

Mais la question restait en suspens : comment expliquer ces caillots sanguins ? L’équipe du professeur Andreas Greinacher, expert en troubles sanguins à l’Université de Greifswald en Allemagne, a été parmi les premières à donner un nom à ce syndrome : thrombopénie thrombotique induite par le vaccin, ou VITT. Les premiers soupçons se sont portés sur les adénovirus utilisés comme vecteur pour délivrer l’information génétique du virus SARS-CoV-2. Ces virus, modifiés pour être inoffensifs, étaient censés stimuler le système immunitaire sans provoquer de maladie. Mais l’hypothèse d’une réaction immunitaire anormale à l’adénovirus ou à la protéine Spike du coronavirus a persisté.

La publication récente d’une étude dans The New England Journal of Medicine apporte enfin une réponse. Les chercheurs de Greinacher ont démontré que le VITT est bien une réaction au vecteur adénovirus, mais que cette réaction n’est pas universelle. Ils ont découvert que les personnes touchées par le VITT possédaient des anticorps capables de se lier à la fois à une partie de l’adénovirus et à une molécule du corps, le PF4, impliquée dans la coagulation sanguine. Ces anticorps, en se fixant sur le PF4, activent les plaquettes sanguines et provoquent la formation de caillots.

L’étude a également révélé un facteur génétique clé. Les patients atteints de VITT portaient tous des variants génétiques spécifiques qui prédisposent à cette réaction immunitaire. Cependant, la présence de ces variants ne suffit pas à elle seule à déclencher le VITT. Les cellules immunitaires des patients ont également subi une mutation supplémentaire, qui les a poussées à produire ces anticorps dangereux.

“C’est une avancée majeure”, explique Arnold Lining Ju, ingénieur biomédical à l’Université de Sydney, “car elle explique élégamment comment une prédisposition génétique, combinée à une mutation fortuite, peut conduire au VITT. Et le fait que plusieurs changements génétiques soient impliqués explique pourquoi cette réaction est si rare.”

Cette découverte ne changera probablement pas les pratiques de vaccination individuelles, car la plupart des gens ne connaissent pas leur prédisposition génétique. Cependant, elle ouvre la voie à une nouvelle génération de vaccins plus sûrs, notamment grâce à la “vaccinologie de précision”, qui vise à adapter les vaccins aux caractéristiques individuelles de chaque patient.

“Au lieu d’abandonner une plateforme vaccinale entière à cause d’un problème rare, nous pouvons concevoir des vaccins qui contournent ce problème spécifique”, souligne Joann Arce, du programme Precision Vaccines à l’Hôpital pour enfants de Boston.

Les résultats de cette étude pourraient également relancer l’intérêt pour les vaccins à base d’adénovirus, qui présentent l’avantage d’être produits rapidement et à grande échelle, un atout précieux en cas de pandémie. Le professeur Greinacher insiste sur le fait que ces vaccins restent essentiels, notamment pour les pays à faible et moyen revenu.

[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube expliquant le fonctionnement des vaccins à ARNm et à adénovirus, par exemple une vidéo de l’Inserm ou de l’OMS.]

Il est important de noter que cette étude ne ferme pas complètement le débat sur les caillots sanguins liés aux vaccins à adénovirus. Une autre étude, menée par l’équipe de Ju, suggère qu’un mécanisme biophysique distinct pourrait également jouer un rôle, en provoquant l’agrégation des plaquettes sanguines indépendamment de la réaction immunitaire. De plus, le mystère des caillots sanguins associés à l’infection elle-même reste entier.

“Comprendre comment les virus peuvent provoquer des réactions immunitaires excessives pourrait nous aider à limiter les complications graves des maladies infectieuses”, explique Rushad Pavri, immunologiste au King’s College London.

En fin de compte, cette recherche souligne l’importance de la vigilance scientifique et de la transparence dans le domaine de la vaccination. Comprendre les mécanismes complexes qui sous-tendent les effets indésirables, même rares, est essentiel pour renforcer la confiance du public dans les vaccins et garantir une protection optimale contre les maladies infectieuses.

[Intégration potentielle d’un post Instagram d’une organisation de santé publique (OMS, CDC, etc.) promouvant la vaccination et expliquant les mesures de sécurité mises en place.]

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