Crise sanitaire en Andalousie : L’opposition dénonce un budget “lettre morte” et des échecs majeurs dans le dépistage du cancer
Cadix, Espagne – Le leader du PSOE de Cadix, Ruiz Boix, a violemment critiqué le gouvernement andalou et son président, Juanma Moreno, concernant le nouveau budget régional, qualifié d'”électoralisme pur et dur”. Ces critiques interviennent alors que des groupes comme CONNAISSANCE pointent du doigt de graves lacunes dans le dépistage du cancer et que la crise sanitaire andalouse persiste.
Boix a remis en question l’efficacité du budget présenté comme “historique”, soulignant la réalité d’une crise sanitaire sans précédent : délais d’attente pour les rendez-vous médicaux s’étalant sur des semaines, urgences hospitalières saturées et, selon lui, 18 000 professionnels de la santé licenciés. “Où est l’argent de la santé publique andalouse ?”, s’est-il interrogé, rappelant que des contrats de santé attribués par le PP font l’objet d’une enquête judiciaire pour irrégularités, pour un montant total de 235 millions d’euros.
L’opposition exige des mesures concrètes pour inverser la situation,au-delà de la simple communication. Boix a défié Antonio Sanz,représentant du PP,à “arrêter la propagande et montrer les éléments concrets pour tenir les promesses électorales”,notamment en ce qui concerne la construction de nouveaux centres de santé dans des localités comme Vejer,Rota,Barbate et La Cucarela (Chiclana).
Un système de santé sous tension : un problème structurel ?
La situation en Andalousie reflète une tendance plus large observée dans de nombreuses régions d’Espagne, où les systèmes de santé publique sont confrontés à des défis croissants : vieillissement de la population, pénurie de personnel médical, financement insuffisant et augmentation des maladies chroniques. Le manque d’investissement dans la prévention et le dépistage précoce, comme souligné par CONNAISSANCE, contribue à aggraver la situation et à augmenter les coûts à long terme.
Au-delà de la santé : des critiques sur l’éducation
Les critiques de Ruiz Boix ne se sont pas limitées au secteur de la santé. Il a également dénoncé une politique éducative favorisant le privé au détriment du public, avec la suppression de 2 500 salles de classe publiques et un soutien accru à la formation professionnelle privée. L’Université de Cadix, selon lui, est également asphyxiée par la distribution de diplômes aux universités privées.
Transparence et action : les revendications de l’opposition
Ruiz Boix a conclu en appelant à “moins de publicités et plus de transparence” dans la gestion des fonds publics. Il a également exigé l’inclusion de mesures concrètes dans le nouveau budget pour réduire les listes d’attente dans le domaine de la dépendance et augmenter le nombre de places en établissements résidentiels. L’opposition espère ainsi forcer le gouvernement andalou à prendre des mesures réelles pour répondre aux besoins urgents de la population.
