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Amnistie pour bonifacia : une femme Mazahua libérée après 15 ans de violences
Villa de Allende, Mexique – 29 février 2024 – Après 15 ans d’abus, Bonifacia, une femme de la communauté Mazahua, a retrouvé la liberté grâce à l’application de la loi d’amnistie. Condamnée pour homicide involontaire suite à la mort de son partenaire violent, elle a été libérée de la prison de Santiaguito. La Commission des droits de l’homme de l’État du Mexique a joué un rôle déterminant dans cette libération, soulignant l’importance de considérer le contexte ethnique et la situation de vulnérabilité de Bonifacia. Cette histoire met en lumière la nécessité de protéger les femmes victimes de violences et offre un espoir pour un avenir plus juste. Découvrez les détails de cette affaire poignante et les implications de cette amnistie.
Bonifacia, une femme Mazahua âgée, retrouve la liberté grâce à la loi d’amnistie
Bonifacia, une femme de la communauté Mazahua, a été libérée de la prison de Santiaguito à Almoloya de Juárez après avoir bénéficié d’une peine absolue en vertu de la loi d’amnistie. Elle avait été condamnée pour homicide involontaire après avoir tué son partenaire violent.
L’incident s’est produit en 2021, suite à une dispute dans la communauté de Los Hoyos, à Villa de Allende. Après des années d’abus physiques constants – quinze ans selon ses propres dires – bonifacia a réagi en frappant son agresseur avec une tige,entraînant sa mort. Elle a déclaré avoir agi instinctivement, submergée par la douleur et la peur.
“Ce sont des choses qui arrivent parfois, sans réfléchir. Je ne pensais pas que cela arriverait, mais j’ai enduré tant de coups pendant 15 ans… je n’ai pas pensé à ce qui allait se passer, mais je demande à Dieu et à la Vierge de me pardonner. J’ai tout avoué,” a-t-elle témoigné.
La Commission des droits de l’homme de l’État du Mexique (Codhem), via la Chambre des affaires autochtones, a joué un rôle crucial dans sa libération. le pouvoir judiciaire de l’État a reconnu que l’origine ethnique de Bonifacia, sa situation de pauvreté extrême et les violences sexistes qu’elle a subies depuis l’enfance constituaient des facteurs déterminants pour accorder l’amnistie.
son incarcération a eu un impact négatif sur sa santé. “Quand je suis arrivée ici, je me sentais très mal, je suis tombée malade de ne pas être avec ma famille, comme si je perdais le sens de la vie,” a-t-elle confié.Retrouvant sa fille et ses petits-enfants, Bonifacia a exprimé son désir de reconstruire sa vie et de retrouver une certaine sérénité. Cette libération souligne l’importance de prendre en compte les contextes sociaux et culturels dans les affaires de justice, et met en lumière la réalité des violences faites aux femmes, en particulier au sein des communautés autochtones.
