Home InternationalBarrage de la Renaissance : l’Égypte explore des solutions pour sécuriser ses ressources en eau

Barrage de la Renaissance : l’Égypte explore des solutions pour sécuriser ses ressources en eau

Égypte et Éthiopie : Tensions autour du barrage de la Renaissance

Le Caire, [Date actuelle] – Les tensions persistent entre l’Égypte et l’Éthiopie concernant le barrage de la Renaissance, inauguré mardi dernier après 14 ans de construction. Le Caire exprime de vives inquiétudes quant à son impact sur sa part d’eau du Nil, estimée à 56,6 milliards de mètres cubes par an, alors que ses besoins s’élèvent à 114 milliards.

L’Égypte accuse Addis-Abeba de chercher à imposer unilatéralement le remplissage du barrage, qui a une capacité de stockage de 74 milliards de mètres cubes – une quantité comparable à celle détenue par les trois gorges en Chine, le plus grand barrage hydroélectrique du monde. Le Caire dénonce également une pression exercée par des acteurs externes sur les dirigeants éthiopiens et un possible blocage du financement de futurs projets éthiopiens.

Le gouvernement égyptien a affirmé qu’il continuera à défendre ses intérêts par la voie de la négociation et de la diplomatie, se positionnant comme un “pays responsable régional”. Cependant, il a également averti qu’il était prêt à prendre les mesures nécessaires pour protéger ses ressources en eau si sa part était menacée.

Le barrage de la Renaissance,le plus grand projet hydroélectrique d’Afrique,est conçu pour produire 5150 mégawatts d’électricité,soit deux fois la capacité actuelle de l’Éthiopie. Bien que sa production soit significative, elle reste inférieure à celle des barrages chinois des Trois Gorges (22,5 GW) et de Bayhaitan (16 GW).

Contexte et enjeux historiques :

Le partage des eaux du Nil est une question épineuse depuis des décennies. Le traité de 1959, conclu entre l’Égypte et le Soudan, allouait la quasi-totalité des ressources hydriques du Nil à ces deux pays, sans tenir compte des besoins des autres pays du bassin, dont l’Éthiopie.

le barrage de la Renaissance est perçu par l’Éthiopie comme un moteur de développement économique essentiel, permettant de fournir de l’électricité à des millions de personnes et de stimuler la croissance. Pour l’Égypte, en revanche, il représente une menace existentielle, car une réduction de son approvisionnement en eau pourrait avoir des conséquences désastreuses sur son agriculture, son industrie et sa population.

Les négociations entre les trois pays (Égypte, Éthiopie et Soudan) sont en cours depuis plusieurs années, sous l’égide de l’Union africaine, mais elles n’ont pas encore abouti à un accord contraignant. La question du remplissage du barrage et des mécanismes de partage des données restent les principaux points de friction. L’avenir de ces négociations et la gestion durable des ressources hydriques du Nil sont cruciaux pour la stabilité de la région.

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