Antonio Álvarez révèle avoir été candidat suppléant pour éviter la prison, tensions avec le gouvernement équatorien
Guayaquil, Équateur – Le président du club de football équatorien Barcelone SC, Antonio Álvarez, a fait des déclarations explosives lors d’une assemblée des membres, révélant qu’il s’était présenté comme candidat suppléant au Parlement andin en février 2025 pour éviter une éventuelle incarcération. Il a affirmé que le président daniel Noboa le “poursuivait” et que l’immunité parlementaire était sa seule protection.
Álvarez a également abordé les négociations en cours avec la municipalité de Guayaquil concernant l’acquisition de terrains, suggérant qu’il existait des tentatives politiques pour prendre le contrôle du club. Il n’a pas nommé de responsables spécifiques, mais a laissé entendre que des forces extérieures cherchaient à “nettoyer” Barcelone.
“Je l’ai fait pour qu’ils ne me mettent pas en prison, pour avoir l’immunité, c’est la vérité”, a déclaré Álvarez, soulignant son manque d’ambition politique et son engagement envers le club. “Je ne suis pas un homme politique. Je suis seulement venu aider Barcelone parce que j’aime mon club.”
Le dirigeant a également évoqué l’utilisation de l’héritage familial pour financer le club, une pratique qu’il souhaite mettre fin à, insistant sur la nécessité que les bénéfices reviennent à Barcelone. Il a présenté ses excuses aux supporters pour le manque de succès sportif récent, regrettant que le club n’ait pas remporté le championnat lors de son centenaire et soulignant que Barcelone n’a pas été champion depuis cinq ans.
Contexte :
Barcelone SC, fondé en 1925, est l’un des clubs de football les plus populaires d’Équateur. Le club a connu des périodes de gloire, remportant plusieurs titres nationaux, mais a également été confronté à des challengingés financières et administratives au fil des ans.
L’Équateur est actuellement confronté à une période de tensions politiques et de violence croissante, avec le gouvernement de Daniel Noboa menant une offensive contre le crime organisé. Les déclarations d’Álvarez suggèrent que ces tensions pourraient s’étendre au monde du football équatorien.
L’affaire soulève des questions sur l’indépendance des clubs de football équatoriens et leur vulnérabilité aux pressions politiques.Elle met également en lumière les défis auxquels sont confrontés les dirigeants sportifs dans un contexte de criminalité et de corruption.
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