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Banque Mondiale Finance Programme Précoce en Tanzanie pour 116 Millions

Le déploiement du projet PAMOJA et l'éducation préscolaire

La Banque mondiale a approuvé 550 millions de dollars pour la Tanzanie afin de financer des programmes d’éducation et de protection sociale. Ce financement, annoncé par le vice-président Dr Ndiame Diop, soutient notamment la formation professionnelle des jeunes et l’aide aux ménages pauvres via le fonds TASAF, selon Daily News.

Le déploiement du projet PAMOJA et l’éducation préscolaire

Le déploiement du projet PAMOJA et l'éducation préscolaire

La Tanzanie mise désormais sur le projet PAMOJA, soutenu par la Banque mondiale, pour transformer la petite enfance et lutter contre les violences basées sur le genre. Ce programme de cinq ans, dont le coût s’élève à 116 millions de dollars, s’étendra de 2025 à 2029 et couvrira 48 conseils de district et municipaux sur le continent et à Zanzibar, rapporte Tanzania Times.

L’objectif est d’accroître l’accès aux services de garde d’enfants communautaires tout en professionnalisant un secteur largement sous-qualifié. Actuellement, la situation est précaire : plus de 77 % des praticiens de la petite enfance n’ont qu’une instruction primaire ou aucune éducation. Pour pallier ce manque, le projet prévoit l’identification de 200 centres de garderie communautaires pour un déploiement progressif, répartis en groupes de 88 et 112.

L’investissement de 550 millions de dollars dans l’emploi et la résilience

L'investissement de 550 millions de dollars dans l'emploi et la résilience

Le financement global de 550 millions de dollars se divise en deux piliers stratégiques pour répondre aux besoins immédiats de la population. Selon Business Insider Africa, la répartition s’établit comme suit :

  • ESPJ-II (300 millions de dollars) : Le programme "Education and Skills for Productive Jobs" vise à aligner la formation sur la demande du marché du travail.
  • PSSN III (250 millions de dollars) : Le “Productive Social Safety Net” cible les ménages pauvres.

L’impact attendu est concret. Ce déploiement s’inscrit dans une stratégie plus large de développement du capital humain, complétant des initiatives comme le projet EASTRIP.

Les phases précédentes de ces programmes ont montré que l’investissement dans les personnes produit des résultats, renforce le capital humain, améliore le bien-être des ménages les plus pauvres et dote les jeunes de compétences pertinentes pour l’emploi.
Nathan Belete, via Africa Business Insider

L’enjeu des compétences techniques et l’exemple de l’aviation

Tanzanie : la Banque mondiale finance l'expansion du port de Dar es Salam

La Tanzanie tente de briser le cycle où des millions de jeunes entrent sur le marché du travail chaque mois alors que les opportunités formelles restent rares. En Afrique, une partie des jeunes ne sont ni en éducation, ni en emploi, ni en formation.

Pour contrer cela, la Banque mondiale soutient 16 instituts TVET (enseignement et formation techniques et professionnels) régionaux. Le National Institute of Transport (NIT) en est un exemple frappant. Grâce aux bourses du projet EASTRIP, des étudiants accèdent à des spécialisations pointues. Leah Francis Basu, travaillant chez Precision Air, témoigne de l’impact de ce soutien.

La bourse m’a donné la motivation d’étudier dur et de réaliser mes rêves. Cela a créé une dette dans mon esprit : il y a des gens qui ont investi financièrement en moi, je dois donc faire de mon mieux pour qu’ils voient les fruits de leur investissement.
Leah Francis Basu, via la Banque mondiale

Les résultats globaux de ces 16 instituts sont significatifs : la capacité de formation a été multipliée par dix et le taux d’emploi des diplômés a augmenté, selon le site officiel de la Banque mondiale.

Perspectives et intégration régionale

La Tanzanie s’inscrit désormais dans une vision à long terme, la “Vision 2050”. L’ambassadeur Khamis Mussa Omar, ministre des Finances, a souligné que ces corridors de transport sont essentiels pour stimuler une économie inclusive.

Parallèlement, la Tanzanie collabore avec la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) pour sécuriser les systèmes agroalimentaires. Le Plan d’investissement régional pour les systèmes agroalimentaires (RASIP) 2026-2035 prévoit d’augmenter les investissements dans la résilience climatique et les technologies numériques, comme le rapporte Tanzania Times.

Avec un investissement total via la fenêtre de l’Association internationale de développement (IDA) atteignant 8,96 milliards de dollars répartis sur 35 projets, la Tanzanie demeure l’un des partenaires majeurs de la Banque mondiale en Afrique.

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