Le film Supergirl a enregistré un démarrage difficile au box-office mondial avec des chiffres variant entre 62,6 et 68 millions de dollars lors de son premier week-end, selon 24 TV et PlayUA. Ce résultat place DC Studios face à des pertes estimées, selon certains analystes, à environ 125 millions de dollars, compte tenu d’investissements totaux pouvant excéder 300 millions.
Le fossé entre les recettes et les investissements de Warner Bros.

L’écart financier est brutal. Si le premier week-end mondial est rapporté à 62,6 millions de dollars par 24 TV, d’autres données précisent la faiblesse du marché domestique. PlayUA indique que le film n’a récolté que 38 millions de dollars aux États-Unis et 68 millions au niveau mondial pour son début.
Le coût de production aggrave la situation. Le budget direct est estimé entre 170 et 186 millions de dollars, mais ce chiffre ne reflète pas la réalité des dépenses. En incluant le marketing international et les campagnes de promotion, l’investissement total de Warner Bros. pourrait excéder les 300 millions de dollars.
| Indicateur | Données rapportées | Source |
|---|---|---|
| Recettes Week-end Mondial | 62,6 M$ à 68 M$ | 24 TV / PlayUA |
| Budget de production | 170 M$ – 186 M$ | PlayUA |
| Investissement total estimé | Jusqu’à 300 M$ | PlayUA |
| Pertes nettes projetées | 125 M$ | PlayUA |
L’échec est relatif aux attentes. Pour les analystes, si le film termine son exploitation avec moins de 200 millions de dollars, les pertes nettes pourraient atteindre environ 125 millions de dollars.
La réaction de DC Studios face au risque de crise

Loin de paniquer, la direction de DC Studios refuse de modifier sa trajectoire. Peter Safran, codirigeant de DC Studios, a admis que le film n’avait pas atteint les objectifs financiers, mais il a insisté sur la vision globale.
Bien que Supergirl n’ait pas répondu à nos attentes en matière de recettes au box-office, ce n’est qu’un élément d’une stratégie à long terme de DC Studios, en laquelle nous continuons de croire.
Peter Safran, codirigeant de DC Studios, via PlayUA
C’est un changement de paradigme. Contrairement au précédent univers cinématographique DC, où après chaque échec les projets étaient révisés ou annulés, la nouvelle direction sous James Gunn et Peter Safran semble vouloir absorber ce choc sans dévier de son plan. Le studio mise désormais sur les sorties futures de Batman et Superman pour redresser la barre.
Une lassitude du public pour le genre super-héroïque
Le problème ne serait pas uniquement lié au personnage de Kara Zor-El. Selon les analyses relayées par 24 TV, l’époque où le mot “super-héros” suffisait à remplir les salles de cinéma est révolue. Le public exige désormais une histoire qui accroche.
Le film, réalisé par Craig Gillespie et porté par Millie Alcock, s’est heurté à un mur d’indifférence. À titre de comparaison, PlayUA note que Supergirl a démarré plus faiblement que des échecs tels que Morbius ou Joker: Folie à Deux.
L’accueil événementiel et la production technique
Malgré la froideur des chiffres, le film a bénéficié d’une promotion active, notamment avec des avant-premières à Kiev au cinéma Planeta Kino. Ont été rapportés la présence de nombreuses personnalités, dont le producteur Yuriy Horbunov, les comédiennes Iryna Soponaru et Kateryna Nikitina, les réalisateurs Anton Shtuka et Denys Tarasov, le chorégraphe Oleksiy Bazela, les actrices Kateryna Vyshneva, Anna Huliaieva, Tetiana Zlova et Oleksandra Soroka, les acteurs Oleksiy Nahrudnyi, Eduard Poliakov, Roman Mulenko et Ihor Hartman, le footballeur Denys Ihnatenko, le chanteur LESAN et la gymnaste Viktoriia Onopriienko.
Sur le plan technique, le projet s’appuie sur des noms :
- Réalisation : Craig Gillespie (connu pour Cruella et I, Tonya).
- Rôle principal : Millie Alcock (connue pour la série House of the Dragon).
- Distribution : Matthias Schoenaerts, Eve Ridley, David Krumholtz, Jason Momoa et Emily Beecham.
- Musique : Ramin Djawadi, compositeur de Game of Thrones et House of the Dragon.
L’intrigue suit Kara Zor-El, qui, après une longue période d’isolement, doit reprendre son rôle de protectrice et s’embarquer dans un voyage intergalactique périlleux.
Ce premier revers majeur pour la nouvelle stratégie de DC Studios souligne la fragilité des blockbusters à gros budgets. Si Superman a montré des résultats plus forts auprès des critiques et au box-office, Supergirl rappelle que les personnages connus ne garantissent pas le succès.
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