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Ghinea accuse Dan de stratégie cynique pour écarter Lasconi et dominer course présidentielle

Les accusations de stratégie cynique et le financement des sondages

Le sénateur de l’USR Cristian Ghinea a qualifié le président Nicușor Dan de « tăntălău » (imbécile/maladroit) lors d’un podcast diffusé récemment. Ghinea a accusé le chef de l’État d’avoir utilisé une « stratégie cynique » durant la campagne présidentielle de 2025 pour s’imposer comme l’unique candidat pro-européen viable.

Les accusations de stratégie cynique et le financement des sondages

Les accusations de stratégie cynique et le financement des sondages
Photo: Evenimentul Zilei
Le conflit entre Cristian Ghinea et Nicușor Dan a franchi un palier public. Selon Ziare.com, le sénateur affirme que le président a sciemment profité de l’effondrement d’Elena Lasconi dans les sondages pour consolider sa propre candidature. Ghinea décrit une manœuvre visant à créer une impression de rareté autour de sa candidature pour attirer les électeurs sensibles aux probabilités de victoire. L’interrogation porte également sur les moyens financiers. Le sénateur s’est demandé comment Nicușor Dan, alors maire de la capitale avec un salaire de 12 000 lei par mois, pouvait financer des sondages coûteux. Evenimentul Zilei rapporte que Ghinea a évoqué une « opération » parallèle visant à gagner de l’argent via ces sondages, bien qu’aucune preuve formelle d’irrégularité n’ait été présentée. Je ne pense pas que ce soit un personnage diabolique. Je pense que c’est un imbécile arrivé à des places inappropriées, qui est très doué pour faire des plans et utiliser cyniquement les gens, sans autre but que d’être lui-même le centre de l’attention. Cristian Ghinea, sénateur USR, via Digi24

Le chaos interne de l’USR et le cas Elena Lasconi

Le chaos interne de l'USR et le cas Elena Lasconi
Photo: Ziare.com
L’analyse de Ghinea ne s’arrête pas au président. Il critique sévèrement la gestion de campagne d’Elena Lasconi, affirmant qu’elle a « autosaboté » ses chances en collaborant avec des personnes extérieures à la structure officielle du parti. Selon Ziare.com, une rivalité s’était installée entre les cadres envoyés par le parti et les collaborateurs personnels de Lasconi, rendant la campagne « chaotique ». Le point de rupture est survenu le 9 avril 2025. La direction de l’USR a alors décidé de retirer son soutien à Lasconi pour appuyer la candidature indépendante de Nicușor Dan. Dominic Fritz avait justifié cette décision par des sondages indiquant que Lasconi n’avait plus de chance réaliste d’atteindre le second tour. Cependant, Lasconi a refusé de se retirer, créant un blocage juridique puisque le Bureau Électoral Central a interdit l’usage du logo de l’USR pour un autre candidat tant qu’elle était officiellement en lice.

Réactions académiques et dégradation du discours public

Réactions académiques et dégradation du discours public
Photo: Adevarul
L’utilisation du terme « tăntălău » a provoqué une onde de choc au-delà de la sphère politique. Remus Pricopie, recteur de la SNSPA, a vivement critiqué le langage du sénateur sur Facebook. Selon Adevarul, le recteur s’est étonné qu’un politicien éduqué puisse employer un ton aussi « mal élevé ». Pricopie avertit que la normalisation de telles insultes efface la frontière entre les partis démocratiques et les formations extrémistes. Pour lui, la dégradation du langage est le premier signe de la dégradation de la politique elle-même. Il a explicitement demandé si le silence de l’USR face à ces propos valait approbation ou validation de l’insulte.

Une rupture historique : de la fondation aux tribunaux

Une rupture historique : de la fondation aux tribunaux
Le ressentiment de Cristian Ghinea s’enracine dans une longue histoire de trahisons mutuelles. Il a rappelé avoir rejoint l’USR précisément pour Nicușor Dan, avant de réaliser rapidement que ce dernier était « n’importe quoi » (varză). Nicușor Dan avait quitté le parti en 2017 après un désaccord sur la position de l’USR concernant la définition de la famille dans la Constitution. S’ensuivirent des années de litiges. Ghinea décrit une période de « trois ans de procès, d’hystérie et de psychose », affirmant que le président s’est comporté « misérablement » envers l’USR. Cette hostilité persiste malgré la fonction actuelle de chef de l’État occupée par Nicușor Dan.

L’agenda présidentiel entre tensions et solidarité

Parallèlement à ces attaques, la présidence tente de maintenir une image de stabilité et d’engagement civique. Nicușor Dan a récemment organisé une collecte de sang à la Sala Unirii du Palais Cotroceni, encourageant les citoyens à suivre son exemple pour pallier le manque critique de réserves sanguines. Il a notamment remercié le Centre de Transfusion Sanguine du ministère de la Défense nationale, nommé « Colonel profesor doctor Nicolae Nestorescu ». Sur le plan institutionnel, la tension reste palpable. Dominic Fritz a récemment critiqué le Premier ministre désigné Adrian Veștea, l’accusant de vouloir « jeter le chat dans la cour d’autrui » concernant l’absence de majorité parlementaire. Par ailleurs, le conseiller présidentiel Radu Burnete a dû intervenir pour calmer les spéculations, affirmant que la désignation d’Eugen Tomac comme Premier ministre n’était pas une « mutation dans un jeu » politique, mais une nécessité pour gouverner le pays. Cette atmosphère électrique est illustrée par des incidents locaux, comme celui où le chef de la police locale du secteur 4, Cristian Pîslă, a bloqué l’accès du président Nicușor Dan à un chantier à la Place Unirii. Ce blocage, rapporté par Hotnews via Digi24, souligne la fragmentation du pouvoir entre la mairie générale et les administrations sectorielles.

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