Le projet « Ensemble », un balado réalisé par Félixe Sturk Lussier, explore les notions de communauté et de vivre-ensemble au sein du Jardin de sculptures de Saint-Boniface, au 219, boulevard Provencher. Lancée pour favoriser l’inclusion, cette initiative sonore intègre des enregistrements captés par des élèves de l’École Taché pour documenter l’identité francophone manitobaine.
Une immersion sonore au cœur de Saint-Boniface
Au cœur du quartier historique de Saint-Boniface, le Jardin de sculptures de la Maison des artistes visuels francophones est devenu le théâtre d’une expérience auditive singulière. Félixe Sturk Lussier a conçu le balado Ensemble comme un vecteur de réflexion sur le vivre-ensemble. Ce lieu, pilier de la francophonie au Manitoba, sert de point d’ancrage pour une série d’épisodes qui cherchent à tisser des liens entre les habitués de longue date et les nouveaux arrivants.
Le projet ne se limite pas à une simple narration. Il s’appuie sur une démarche artistique où le son devient une matière brute pour sculpter l’identité collective. L’artiste a orchestré une trentaine de rencontres pour nourrir le contenu du balado, garantissant que chaque auditeur puisse se retrouver dans les thématiques abordées.
La collaboration intergénérationnelle comme moteur créatif
vivre-ensemble Saint-Boniface Félixe Sturk Lussier
L’authenticité du projet repose largement sur la participation active des jeunes de la communauté. Des élèves de l’École Taché ont été invités à collaborer à la conception de la trame sonore, transformant des objets du quotidien en instruments de narration. En manipulant des pierres sur le chemin ou en frappant les sculptures présentes dans le jardin, ces jeunes ont injecté une dimension tactile et vivante aux épisodes.
Les jeunes créaient des sons avec les roches sur le chemin, en cognant des choses sur les sculptures. J’ai commencé la trame sonore avec ces sons-là.Félixe Sturk Lussier, artiste
Cette approche permet de dépasser le cadre informatif pour entrer dans une dimension sensorielle. En intégrant les bruits du jardin lui-même, l’artiste ancre son œuvre dans le réel, transformant un espace statique en un environnement dynamique et inclusif. C’est cette volonté d’inclure tout le monde qui constitue, selon l’artiste, la pierre angulaire de la démarche.
L’évolution des outils de communication et de partage
Félixe Sturk Lussier Saint-Boniface
Si le balado de Félixe Sturk Lussier utilise des méthodes de terrain traditionnelles, la diffusion et la gestion des contenus numériques contemporains reposent désormais sur des infrastructures technologiques diversifiées. Pour les créateurs modernes, la gestion des appels, des réunions de production et le partage de documents nécessitent des solutions robustes. Des plateformes comme Skype offrent aujourd’hui des fonctionnalités permettant d’enregistrer des moments clés, d’utiliser l’intelligence artificielle pour la transcription ou de partager des écrans en temps réel, facilitant ainsi la collaboration entre artistes et collaborateurs distants.
Pour un projet comme « Ensemble », la capacité de coordonner des rencontres et de stocker des fichiers de manière sécurisée est essentielle. À l’heure où les projets culturels exigent une gestion hybride — entre le terrain physique à Saint-Boniface et le studio numérique — l’usage de ces outils devient un prolongement naturel du processus créatif, permettant de préserver la qualité sonore tout en assurant une diffusion accessible à un public élargi.
Perspectives sur l’intégration communautaire
cluster (priority): secure.skype.com
Le travail de Félixe Sturk Lussier souligne une tendance forte dans les arts visuels et sonores : le passage d’une œuvre exposée à une œuvre vécue. En choisissant le boulevard Provencher, une artère névralgique de la culture francophone, le projet s’inscrit dans une volonté de pérenniser le dialogue interculturel.
La question du vivre-ensemble reste, dans le contexte actuel de 2026, un défi permanent pour les institutions culturelles. Le succès de ce balado démontre que l’utilisation de lieux historiques, combinée à une médiation artistique impliquant les écoles locales, permet de revitaliser l’intérêt pour le patrimoine tout en ouvrant la porte à une diversité nouvelle. Ce qui attend le quartier dans les mois à venir, c’est une appropriation accrue de ces espaces publics, où le son et la sculpture ne font plus qu’un pour raconter l’histoire de ceux qui y habitent.