Le président de Business Africa, Baïdy Agne, s’est entretenu dimanche 4 octobre 2026 à Paris avec les présidents béninois Romuald Wadagni et français Emmanuel Macron lors d’un dîner de travail au palais de l’Élysée, consacré aux investissements privés et aux enjeux d’industrialisation en Afrique.
Le dîner de travail au palais de l'Élysée et les ambitions économiques de Business Africa
Les discussions tenues à Paris réunissaient le président de Business Africa, Baïdy Agne, le chef de l’État béninois Romuald Wadagni et le président français Emmanuel Macron lors d’une rencontre organisée le dimanche 4 octobre 2026, selon un communiqué de la confédération d’organisations patronales selon l’agence de presse sénégalaise APS. Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre du suivi des projets d’investissements croisés retenus lors du sommet Afrique-France qui s’est déroulé à Nairobi les 11 et 12 mai 2026.
Au cœur des échanges figuraient l’ouverture du Bénin aux investisseurs privés africains et français ainsi que la dynamique des flux d’investissements sur le continent depuis le sommet kényan. Les trois personnalités ont également examiné les enjeux et perspectives d’industrialisation en Afrique, la création de valeurs au bénéfice de la jeunesse et la mise en œuvre de projets d’investissements dans les chaînes de valeur.

Romuald Wadagni effectue sa première visite en France
Investi le 24 mai 2026, le président béninois Romuald Wadagni effectue sa première visite officielle en France depuis son accession au pouvoir. Ce déplacement prolonge une intense tournée sous-régionale menée ces derniers mois dans plusieurs capitales du continent africain afin de consolider l’intégration économique et les partenariats régionaux.
À Cotonou comme à Paris, la relation bilatérale fait l’objet d’une attention soutenue.

La coopération sécuritaire unit les deux capitales
Au-delà des aspects économiques, la visite aborde des questions sensibles liées à la sécurité régionale. Le Bénin fait face à la progression de groupes armés dans sa partie septentrionale, marquée notamment par l’attaque du camp militaire de Kofouno le 6 mars dernier — où quinze soldats ont été tués lors de cet assaut revendiqué par le JNIM, lié à Al-Qaïda —, ainsi que par les 54 morts recensés dans le parc W en avril 2025 d’après les rapports de la presse régionale. La coopération en matière de renseignement et de formation avec la France demeure un instrument central pour les forces armées béninoises, Paris ayant en outre apporté à Cotonou un « appui en termes de surveillance et de logistique » lors de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025.
La collaboration bilatérale s’étend par ailleurs à l’éducation, à la formation et à la culture. Le patrimoine figure parmi les priorités de Cotonou, qui réclame notamment la restitution de biens culturels tels que la statue du dieu Gou conservée au Louvre, un dossier relancé par la loi française adoptée le 9 mai 2026 relate la publication spécialisée.
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