Home InternationalBahreïn nomme deux représentants pour améliorer la gestion des plaintes des entreprises

Bahreïn nomme deux représentants pour améliorer la gestion des plaintes des entreprises

Un alignement sur les objectifs de la Vision économique 2030

La Chambre de Bahreïn (BCCI) a nommé Abdulwahab Yusuf Al Hawaj et Rashad Ibrahim Zainal aux fonctions de représentants du conseil pour les affaires des membres et les plaintes. Cette décision, actée lors de la 31e session présidée par Nabeel Kanoo, vise à combler les lacunes de communication avec le secteur privé.

L’annonce de ces nominations marque une volonté de la Chambre de commerce de Bahreïn (BCCI) de structurer davantage ses interactions avec le tissu économique local. En confiant la gestion des doléances à deux membres expérimentés de son conseil d’administration, l’institution cherche à transformer les frictions rencontrées par les entreprises en données exploitables pour le dialogue institutionnel.

Un alignement sur les objectifs de la Vision économique 2030

Cette restructuration intervient dans le cadre du renforcement du rôle du secteur privé dans la diversification de l’économie bahreïnie, une priorité de la Vision économique 2030. Nabeel Kanoo, président de la BCCI, a souligné lors de la 31e session que l’institution doit évoluer pour répondre aux exigences d’un marché régional de plus en plus compétitif et interconnecté.

L’intégration de ces nouveaux rôles vise à assurer que les décisions prises au niveau gouvernemental tiennent compte des réalités opérationnelles des entreprises. La Chambre cherche à garantir que les politiques de soutien à la croissance ne soient pas entravées par des procédures administratives qui ne correspondent plus aux besoins actuels des opérateurs économiques.

Une nouvelle structure de médiation pour le secteur privé

La création de ces postes de représentants du conseil pour les affaires des membres et les plaintes répond à un besoin de liaison directe. Abdulwahab Yusuf Al Hawaj et Rashad Ibrahim Zainal auront pour mission de surveiller les besoins immédiats des entreprises locales et de transmettre les informations critiques du marché aux autorités gouvernementales. Cette démarche vise à réduire les écarts de communication qui peuvent freiner l’efficacité économique.

Une nouvelle structure de médiation pour le secteur privé
Rashad Ibrahim Zainal

L’objectif est de ne plus laisser les difficultés des opérateurs économiques sans réponse institutionnelle. En agissant comme des relais, ces représentants doivent s’assurer que les réalités du terrain parviennent aux décideurs politiques de manière organisée et documentée.

Les mandats d’Abdulwahab Yusuf Al Hawaj et de Rashad Ibrahim Zainal incluent la surveillance des régulations commerciales et l’identification des barrières à l’entrée sur certains segments de marché. Ils agissent comme des points de contact privilégiés pour les membres souhaitant signaler des irrégularités ou des lenteurs administratives affectant leurs activités quotidiennes. En centralisant ces informations, la BCCI prévoit de soumettre des dossiers documentés au ministère de l’Industrie et du Commerce (MOIC) afin d’influencer les discussions réglementaires.

L’appui institutionnel aux petites et moyennes entreprises

Pour accompagner cette nouvelle fonction de médiation, la BCCI a parallèlement lancé un département dédié au soutien des petites et moyennes entreprises (PME). Cette unité a pour vocation d’institutionnaliser le processus de traitement des plaintes. Elle ne se contentera pas de recueillir des signalements, mais étudiera les goulots d’étranglement récurrents du marché.

Bahrain Chamber board members elected

Le département jouera un rôle de coordination technique en communiquant directement avec des points de contact désignés au sein des différentes agences gouvernementales. Cette approche cherche à accélérer la résolution des problèmes administratifs ou commerciaux qui entravent le développement des PME, un segment essentiel de l’économie bahreïnie.

Le département des PME travaille en synergie avec d’autres entités clés, telles que le fonds Tamkeen, pour identifier les besoins spécifiques en matière de financement et de conformité. Le processus de traitement des plaintes au sein de cette unité est structuré pour distinguer les problèmes conjoncturels des problèmes systémiques, permettant ainsi d’adresser des recommandations ciblées au ministère de l’Industrie et du Commerce (MOIC).

De la remontée de terrain à la réforme législative

La stratégie de la BCCI repose sur l’idée que les plaintes ne sont pas des incidents isolés, mais des signaux de dysfonctionnements structurels. Les nouveaux représentants devront examiner des rapports périodiques sur les défis du secteur privé afin de soumettre des recommandations formelles au conseil d’administration. Ces propositions ont pour but d’influencer la rédaction des futures législations et l’évolution des procédures commerciales dans le pays.

De la remontée de terrain à la réforme législative
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Le cycle de remontée d’information suit un protocole précis : les signalements collectés par le département des PME sont analysés, puis transmis aux représentants du conseil, qui les synthétisent pour le conseil d’administration. Ce dernier est chargé de porter ces dossiers auprès des instances législatives et gouvernementales compétentes pour obtenir des réformes concrètes.

Rashad Ibrahim Zainal a souligné l’importance de cette méthode pour la compréhension des dynamiques économiques nationales.

Le conseil d’administration considère les plaintes et les commentaires reçus des propriétaires d’entreprises comme une source importante pour comprendre les réalités et les besoins des secteurs économiques. La chambre ne traite pas ces cas de manière isolée, mais plutôt comme des indicateurs qui aident à identifier des problèmes communs.

Rashad Ibrahim Zainal, membre du conseil d’administration de la BCCI

Cette volonté de transformer le feedback des entreprises en levier de réforme législative place la BCCI dans une position d’interlocuteur proactif auprès de l’État, cherchant à aligner le cadre réglementaire sur les nécessités opérationnelles du secteur privé. La structure mise en place vise à réduire la latence entre l’émergence d’un obstacle de marché et l’intervention des régulateurs, stabilisant ainsi l’environnement des affaires à Bahreïn.

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