Un adolescent de 18 ans armé d’une épée a attaqué le lycée Brinell à Fagersta, en Suède, faisant un mort et trois blessés le vendredi 21 août 2026. L’agresseur, un ancien élève selon les médias locaux, a été blessé par des tirs de la police et interpellé.
La rentrée scolaire venait à peine d’avoir lieu dans cette commune du centre de la Suède quand un drame a frappé l’établissement secondaire. Le lycée Brinell à Fagersta a été le théâtre d’une attaque à l’arme blanche vendredi peu après 14h00 heure locale, entraînant le déploiement immédiat des forces de l’ordre et une alerte régionale.
L’intervention de la police et l’arrestation de l’asseyant au lycée Brinell
Les services de police sont intervenus en urgence après des appels signalant l’agression. Le chef de la police locale, Tommy Alriksson, a indiqué lors d’une conférence de presse que les agents ont rapidement pénétré dans les locaux de l’établissement qui compte environ 450 élèves âgés de 16 à 20 ans.
Le suspect, un jeune homme de 18 ans dont l’identité n’a pas été officiellement dévoilée par les autorités, a été touché par des tirs policiers avant d’être placé en garde à vue pour meurtre. D’après les informations rapportées par le diffuseur public SVT et la presse locale, l’assaillant portait un casque et était un ancien élève du lycée ayant des antécédents de condamnation pour agression.
Bilan des victimes et mesures de sécurité dans la région du Västmanland
L’attaque a coûté la vie à une personne et a fait trois blessés. Les autorités sanitaires locales ont précisé que deux des victimes sont des adolescents grièvement touchés, tandis qu’une troisième personne présentant des blessures mineures a pu quitter l’hôpital. La municipalité de Fagersta, qui compte environ 13 000 habitants, a réagi immédiatement en plaçant huit autres écoles de la zone sous confinement temporaire, une mesure qui a depuis été levée.
Le climat d’angoisse a marqué les élèves présents sur place au moment des faits. Une lycéenne prénommée Nellie a témoigné auprès de l’agence Reuters après un confinement de cinq heures qu’au début c’était vraiment une journée tout à fait normale, mais qu’ensuite elle avait vu un type entièrement couvert de sang, du moins le long du dos, avant de voir la police affluer en masse. Un autre élève, Abdulrahem Salmo, a raconté à SVT avoir vu une personne touchée au bras avant de fuir avec d’autres camarades par peur.
Réactions des autorités politiques et royales face au drame
Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a annulé un discours prévu le samedi et a qualifié l’événement de serious incident,
déclarant dans un message publié sur le réseau social X qu’ils ignoraient ce qui motivait cet acte, mais qu’ils savaient que la police travaillait de manière très intensive. En raison de la gravité des faits, un état d’alerte élevé a été décrété dans toute la région du Västmanland.
La maison royale a également fait part de sa vive émotion. Le roi Carl XVI Gustaf a exprimé sa réaction dans un communiqué transmis par le palais en déclarant que ses pensées allaient vers les personnes directement touchées, ainsi qu’à leurs familles et à leurs proches. De son côté, la maire de Fagersta, Åsa-Marta Sjögren, a insisté sur la priorité absolue accordée au soutien psychologique et à la sécurité des élèves et du personnel encadrant, affirmant que la commune et l’école se mobilisaient pour offrir un encadrement adapté.
Enquête numérique et antécédents de violences scolaires en Suède
Les enquêteurs examinent activement les pistes numériques liées à l’attaque. Selon le quotidien Aftonbladet, la police s’intéresse à un compte TikTok ouvert un mois plus tôt qui avait diffusé une image d’une épée environ 20 minutes avant le drame. Le journal Dagens Nyheter a souligné que l’arrière-plan de la photo semblait correspondre à des sanitaires du lycée. Avant sa suppression intervenue vendredi, le profil contenait des vidéos faisant référence à d’autres drames, notamment la fusillade d’Örebro en février 2025 et les actes du militant d’extrême droite norvégien Anders Behring Breivik.

Cette nouvelle tragédie rappelle des épisodes sombres qu’a connus le pays scandinave au cours des dernières années, à l’instar de l’attaque meurtrière au couteau commise en 2015 dans une école de Trollhättan ou de la fusillade de masse de 2025 à Örebro qui avait poussé le gouvernement à renforcer la législation sur les armes à feu.
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