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Artemis II capture des aurores doubles rares sur le côté sombre de la Terre

by Louis Girard - Tech
Une capture rare d'aurores doubles depuis l'orbite terrestre

L’équipage de la mission Artemis II a complété son voyage autour de la Lune, permettant à la NASA de recueillir des données cruciales sur la géologie lunaire et la physiologie humaine. Ces observations, incluant des phénomènes atmosphériques rares sur Terre et des analyses du bassin Orientale, préparent les prochaines étapes de l’exploration spatiale profonde.

Une capture rare d’aurores doubles depuis l’orbite terrestre

Une capture rare d'aurores doubles depuis l'orbite terrestre
Photo: BBC Sky at Night Magazine
Lors du départ de la mission vers la Lune le 2 avril 2026, l’astronaute Reid Wiseman a utilisé un appareil Nikon D5 pour photographier la face nocturne de la Terre. Bien que l’image puisse sembler ordinaire au premier abord, elle révèle des détails complexes rendus possibles par la lumière de la “Lune Rose”, qui était pleine le 1er avril. Selon les détails rapportés par Live Science, la sensibilité maximale de l’appareil a permis de capter la lumière du soleil réfléchie par la lune sur le globe terrestre. Cette illumination nocturne a mis en évidence des détails inhabituels, tels que les lumières urbaines s’étendant de l’Espagne et du Portugal jusqu’au Brésil et à l’Afrique subsaharienne. L’élément le plus exceptionnel de ce cliché réside dans la présence simultanée d’aurores aux deux pôles de la planète. Les bandes de lumière verte, générées par la collision des particules du vent solaire avec l’atmosphère terrestre, sont visibles à la fois dans le segment supérieur gauche et le segment inférieur droit de l’image. En plus de ces phénomènes, la photographie montre la lumière zodiacale, une lueur causée par la dispersion de la lumière solaire sur la poussière interplanétaire, ainsi que la planète Vénus dans le coin inférieur droit.

L’analyse du bassin Orientale et la géologie lunaire

Artemis II Captures Stunning First Earth Images from Orion Spacecraft | N18G | 4K
Au-delà des observations terrestres, la mission Artemis II a fourni une perspective inédite sur la face cachée de la Lune. Depuis le vaisseau Integrity, stationné à une altitude de 6 500 km, l’équipage a capturé des images haute résolution qui permettent aux géologues d’étudier la composition de la surface lunaire avec une précision accrue. Comme l’explique la BBC Sky at Night Magazine, l’analyse des colorations de surface permet d’identifier des minéraux spécifiques, offrant un aperçu de la structure interne de la Lune.
  • Brun et rouge : indiquent la présence de roches riches en fer et en hématite.
  • Bleu : signale la présence de titane.
  • Blanc : correspond à l’anorthosite, des roches formées par le refroidissement de la lave.
L’étude se concentre particulièrement sur le bassin Orientale, une structure d’impact massive formée il y a 3,8 milliards d’années. Ce bassin de 930 km de large et de 7 à 8 km de profondeur présente une caractéristique unique : contrairement à d’autres bassins comme Imbrium, il n’a pas été totalement comblé par des coulées de lave récentes. Cette configuration expose les roches de la croûte lunaise profonde, offrant des indices sur la formation primitive de l’astre. L’étude de ce bassin servira de modèle pour les futures missions sur Mars et aidera à identifier des sites d’atterrissage pour la mission Artemis IV, notamment au pôle sud lunaire où des dépôts de glace pourraient fournir eau et oxygène.

Le suivi médical de l’adaptation à la gravité

Le suivi médical de l'adaptation à la gravité
Photo: NASA Science (.gov)
Le succès scientifique de la mission repose également sur la compréhension de l’impact du voyage spatial sur le corps humain. Après l’amerrissage de l’équipage — composé de Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et de l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne Jeremy Hansen — dans l’océan Pacifique le 10 avril 2026, les équipes médicales ont entamé une phase intensive de collecte de données. Les recherches menées par la NASA Science visent à mesurer la rapidité avec laquelle les astronautes passent de la microgravité à la gravité terrestre. Une fois arrivés au Johnson Space Center, les membres de l’équipage ont participé à des tests de contrôle moteur et à des parcours d’obstacles incluant l’utilisation d’échelles, afin d’évaluer leur capacité à effectuer des tâches critiques sans assistance extérieure.
Étude Objectifs principaux
Spaceflight Standard Measures Mesures de base : tension artérielle, rythme cardiaque, santé oculaire et contrôle moteur.
Immune Biomarkers Analyse du sang et de la salive pour détecter la réactivation de virus dormants.
ARCHeR Évaluation de la cognition et des tâches manuelles de pilotage via des dispositifs portables.
Ces données, qui incluent également l’analyse d’organoïdes issus de l’investigation AVATAR, sont essentielles pour concevoir les protocoles de santé des futures missions vers Mars. Les chercheurs cherchent à comprendre comment les risques spatiaux affectent durablement le bien-être et les performances des équipages lors de l’adaptation à la gravité d’une autre planète.

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