Des lapins aux excroissances étranges inquiètent aux États-Unis : ce qu’il faut savoir
URGENT – Des images troublantes circulent sur les réseaux sociaux, montrant des lapins sauvages présentant des excroissances cutanées inhabituelles, évoquant des tentacules ou des cornes. Ces observations, signalées dans le colorado, le Minnesota et le Nebraska, ont suscité l’inquiétude du public.
Si l’apparence de ces animaux est déconcertante, les experts rassurent : ces excroissances ne représentent généralement pas une menace directe pour la santé humaine ou animale. Elles sont causées par un virus, le papillomavirus de Shope, transmis par des insectes tels que les moustiques, les tiques et les puces. L’augmentation des cas observée pourrait être liée à un environnement plus chaud, favorisant la prolifération de ces vecteurs.
“ce virus existe depuis longtemps,” explique la vétérinaire Laurie Hess.”Les lapins affectés peuvent avoir un aspect étrange, mais ces croissances sont le plus souvent bénignes et finissent par tomber.”
Ces excroissances, appelées papillomes, sont composées de kératine, la même protéine que celle de nos cheveux et de nos ongles. Bien que rarement mortelles chez les lapins, elles peuvent, dans de rares cas, évoluer vers des tumeurs cancéreuses, un risque plus élevé que chez l’homme.
Le principal danger réside dans la localisation de ces excroissances. Si elles se développent autour de la bouche ou des yeux, elles peuvent entraver l’alimentation et la vision de l’animal, mettant sa vie en danger.
Un phénomène plus large ?
Des cas similaires ont également été signalés chez des cerfs dans plusieurs États américains, présentant des excroissances cutanées comparables. Ce phénomène suggère une possible augmentation de la prévalence du papillomavirus de Shope dans certaines régions.Que faire si vous observez un animal affecté ?
Il est critically important de ne pas manipuler les animaux sauvages affectés.Si vous en rencontrez un qui semble en détresse, contactez les autorités locales de protection de la faune ou un vétérinaire. La surveillance de ces cas par les professionnels de la santé animale est essentielle pour comprendre l’évolution de ce virus et prendre les mesures appropriées pour protéger la faune sauvage.
Le papillomavirus de Shope : un rappel de l’impact du changement climatique
Ce regain d’activité du papillomavirus de Shope souligne l’impact croissant du changement climatique sur la santé animale. L’augmentation des températures et les modifications des habitats favorisent la prolifération des vecteurs de maladies, exposant davantage les animaux sauvages à des infections virales. La prévention et la surveillance de ces maladies sont donc cruciales pour préserver la biodiversité et la santé des écosystèmes.
