Angola plaide pour un multilatéralisme renforcé face aux crises mondiales
New york – Le président angolais João Lourenço a appelé à une mobilisation mondiale accrue pour faire face à l’insécurité alimentaire et aux conséquences disproportionnées des crises mondiales sur les pays les plus vulnérables, lors de son intervention devant l’Assemblée générale des Nations Unies.
Lourenço a souligné que les populations qui contribuent le moins aux problèmes globaux sont celles qui en subissent le plus durement les effets. Il a insisté sur la nécessité d’investissements structurels dans des secteurs clés tels que l’eau, l’agriculture et l’éducation pour stabiliser les régions touchées et permettre la réalisation des objectifs de développement durable.
Le chef d’État angolais a également mis en avant la responsabilité des pays industrialisés,historiquement les plus émetteurs de gaz à effet de serre,de fournir un financement concret,un transfert de technologies et un soutien à l’adaptation pour les nations en développement. Il a réaffirmé l’engagement de l’Angola envers l’accord de Paris, l’Agenda 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, insistant sur l’importance d’une transition énergétique juste et équitable.
“La préservation de l’ONU préserve la paix”, a déclaré Lourenço, plaidant pour une réforme de l’organisation afin de la rendre plus démocratique et représentative. Il a affirmé que seule une approche multilatérale renouvelée pourrait répondre efficacement aux menaces actuelles et construire des solutions partagées.
Contexte et enjeux :
L’appel de João Lourenço s’inscrit dans un contexte mondial marqué par des crises multiples – conflits, changement climatique, pandémie de COVID-19 – qui exacerbent les inégalités et mettent en péril les progrès en matière de développement. Le multilatéralisme,principe fondamental de la coopération internationale,est aujourd’hui plus que jamais nécessaire pour relever ces défis.
L’Angola, en tant que pays africain en développement, est particulièrement sensible aux impacts du changement climatique et de l’insécurité alimentaire. Son engagement en faveur des objectifs de développement durable et de la transition énergétique témoigne de sa volonté de contribuer à un avenir plus juste et durable pour tous.
La question de la responsabilité différenciée, soulignée par le président Lourenço, est au cœur des débats internationaux sur le financement de l’adaptation au changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les pays développés, qui ont bénéficié des retombées de la révolution industrielle, sont appelés à assumer leur part de responsabilité et à soutenir les efforts des pays en développement pour construire un avenir résilient.
