Alexander Skarsgård clarifie ses propos sur sa sexualité et défend l’authenticité de son nouveau film
Zurich/Los Angeles – Alexander Skarsgård, acteur suédois de 49 ans, a récemment suscité des spéculations sur sa sexualité après des commentaires ambigus lors du Festival du film de Zurich, en lien avec la promotion de son nouveau film, Pillion. L’acteur a clarifié ses propos dans une interview accordée à Variety, expliquant qu’il cherchait simplement à recentrer l’attention sur l’histoire et les personnages du film, et non sur sa vie personnelle.
Pillion, qui sortira en salles le 6 février, explore une relation BDSM entre un motard charismatique, Ray (Skarsgård), et un jeune homme timide, Colin (Henry Melling). Lors du festival de Zurich, Skarsgård avait évoqué son expérience personnelle, mentionnant avoir eu des relations avec des hommes et des femmes, ce qui avait été interprété par certains fans comme une confirmation de sa bisexualité.
“Oh. Que cela ait résonné avec mon passé ? Ce n’était absolument pas une déclaration intentionnelle,” a déclaré Skarsgård à Variety. “Je ne sais pas ce que je racontais. Peut-être que c’était une tentative de déplacer l’attention vers l’histoire et ces personnages. Et l’importance de raconter cette histoire de cette manière.”
L’acteur, connu pour ses rôles dans True Blood et Big Little Lies, a également souligné son enthousiasme pour les scènes sexuelles explicites du film, louant la volonté du réalisateur Harry Lighton de dépeindre l’intimité de manière authentique et sans artifices. Il avait précédemment déclaré à The Hollywood Reporter que ces scènes étaient “intéressantes” et qu’elles s’éloignaient des représentations souvent “ennuyeuses et aseptisées” que l’on retrouve habituellement au cinéma.
“Nous avons vraiment mis l’accent sur l’authenticité, le malaise du sexe, ce que j’ai trouvé drôle et touchant,” a-t-il expliqué. “Il est rare d’avoir une scène de sexe qui ait un véritable parcours émotionnel.” Skarsgård a même plaisanté à l’idée d’une version “triple X” du film pour les fêtes de fin d’année.
Au-delà du contenu explicite, Pillion s’inspire du roman Box Hill d’Adam Mars-Jones, primé en 2020, et salué par la Royal Society of Literature comme l’un des meilleurs romans britanniques de 2021. Le film explore des thèmes de vulnérabilité, de domination et de découverte de soi, dans un contexte rarement abordé avec autant de réalisme.
Skarsgård a également abordé son style vestimentaire récent, marqué par des choix audacieux et inspirés du bondage lors de ses apparitions sur les tapis rouges. L’acteur a admis ne pas être un grand amateur de mode, mais qu’il apprécie la créativité qu’elle permet. “Je n’achète jamais de vêtements. Si vous voyiez ma garde-robe, elle est très limitée,” a-t-il confié. “Je ne suis pas un grand consommateur de mode. Je ne dépense pas d’argent dans des marques chères. J’aime vraiment la créativité, mais ce n’est pas comme si je cherchais ces tenues. Je suppose que c’est quelque chose que j’ai un peu plus exploré ces derniers temps.”
L’intérêt suscité par Pillion et les déclarations de Skarsgård témoignent d’une prise de conscience croissante du public envers la diversité des représentations de la sexualité au cinéma et dans les médias. Le film pourrait ainsi contribuer à briser les tabous et à encourager des conversations plus ouvertes sur les relations et l’intimité.
