Accords Artemis de la NASA : 76 pays signataires après de nouvelles adhésions

Le programme des accords Artemis de la NASA compte désormais 76 pays participants, après l’adhésion récente de l’Albanie, de la Croatie, de la Côte d’Ivoire et de Saint-Marin. Cette expansion rapide illustre la volonté de l’administration américaine de renforcer une coalition internationale pour l’exploration pacifique et durable de la Lune et de Mars.

L’architecture juridique de la coopération spatiale internationale poursuit son expansion. La NASA a officialisé l’adhésion de quatre nouveaux États à la cadre des accords Artemis, portant le total mondial à 76 nations partenaires. De nombreux pays de la planète collaborent désormais avec l’agence américaine pour encadrer les activités civiles sur la Lune, sur Mars et au-delà.

L’adhésion de la Côte d’Ivoire et les ambitions spatiales africaines

La Côte d’Ivoire a signé les accords Artemis le jeudi 24 septembre 2026 à Abidjan, devenant ainsi le 75e pays signataire. La signature a eu lieu lors de la foire Africa Space Expo ASPEX 2026, avec la participation du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Adama Diawara et du chargé d’affaires Junaid Munir du département d’État américain, sous le regard du directeur général de l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire, Tidiane Outtara.

Türkiye joins NASA’s Artemis Accords as 71st signatory to peaceful space exploration pact
Photo : aa.com.tr

C’est une grande réussite, importante pour les ambitions de la Côte d’Ivoire et pour le reste des membres de l’Union africaine.

Tidiane Outtara, directeur général de l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire, via NASA

Pour le pays, cette étape permet d’obtenir un droit de regard dans les instances décisionnelles futures. La Côte d’Ivoire s’inscrit ainsi dans la lignée du Sénégal ou du Rwanda, constituant le neuvième État africain à rejoindre ce pacte. Bien que le pays ne mène pas encore de mission lunaire autonome, la création de son agence dédiée en 2025 et sa collaboration historique avec la NASA sur l’observation de la Terre depuis 2019 posent les bases de ses ambitions futures.

Saint-Marin et la dynamique européenne des accords

Quelques jours après Abidjan, la République de Saint-Marin est devenue le 76e signataire lors d’une cérémonie organisée à Rimini, le vendredi 25 septembre 2026. Le ministre de l’Industrie et de la Recherche technologique Rossano Fabbri a signé le document aux côtés de Gregory Mann, représentant de la NASA pour l’Europe, et du consul général des États-Unis à Florence, Joseph Tordella.

Accords Artemis de la NASA : 76 pays signataires après de nouvelles adhésions
Photo : fr.news.yahoo.com

Saint-Marin rejoint une coalition croissante de nations partageant les mêmes idées, attachées à l’exploration pacifique, transparente et responsable de l’espace.

Matt Anderson, administrateur adjoint de la NASA, via Mirage News

Auparavant, la Türkiye avait également formalisé son adhésion en tant que 71e pays. Le ministre turc de l’Industrie et de la Technologie, Mehmet Fatih Kacir, a apposé sa signature au siège de la NASA à Washington en présence de l’administrateur Jared Isaacman. Cette signature intervient alors que le pays développe son programme national, marqué par le vol du premier astronaute turc Alper Gezeravci vers la Station spatiale internationale en 2024 et la préparation de la mission lunaire AYAP-1.

Accords Artemis de la NASA : 76 pays signataires après de nouvelles adhésions
Photo : Mirage News

Un cadre juridique et technique pour régir les activités lunaires

Établis en 2020 par les États-Unis et sept pays fondateurs, les accords Artemis visent à doter l’exploration spatiale d’un ensemble de principes pratiques. Les signataires s’engagent à mener des activités pacifiques, à partager les données scientifiques, à porter assistance en cas de détresse, à éviter les interférences mutuelles et à préserver les sites historiques du patrimoine spatial.

Face à la multiplication des projets d’installations durables sur la Lune, la structure de gouvernance s’est institutionnalisée. Depuis l’adoption de la méthode de fonctionnement du groupe des signataires en 2024, les pays membres se réunissent deux fois par an : lors d’un atelier technique et lors d’une réunion des principaux dirigeants organisée à l’occasion du Congrès international d’astronautique (IAC). La prochaine rencontre se tiendra à Antalya, en Türkiye, co-présidée par l’administrateur adjoint de la NASA Matt Anderson et le général de division Roberto Melgar Sheen, directeur de l’Agence spatiale péruvienne CONIDA.

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