Namibie présente son projet d’eau de Kunene aux investisseurs internationaux

La Namibie a présenté le projet d’eau de Kunene et des projets de dessalement à des investisseurs internationaux lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, avec l’approbation du ministre Inge Zaamwani. L’événement, organisé en marge de la session de l’ONU à New York, a visé à mobiliser des financements pour des infrastructures hydriques, notamment dans une région aride.

Le projet d’eau de Kunene et l’initiative de dessalement

Le projet d’eau de Kunene, soutenu par le président de la Namibie, Netumbo Nandi-Ndaitwah, a été présenté comme un pilier clé des efforts de la Namibie pour répondre aux pénuries d’eau. « Le président promeut un projet dans la région de Kunene ; des financements sont nécessaires pour le réaliser », a déclaré le ministre Inge Zaamwani lors d’une interview avec New Era à New York. L’objectif est de combattre les défis environnementaux d’une région aride en développant des infrastructures de dessalement, qui permettraient d’augmenter l’accès à l’eau potable.

Un panel de haut niveau sur les investissements en eau, co-organisé par le président Nandi-Ndaitwah, a réuni des partenaires potentiels. « Certains partenaires m’ont dit après l’événement qu’ils souhaitaient continuer la discussion », a précisé Zaamwani. L’événement a également mis en avant l’importance de la coopération internationale, avec des discussions sur les ressources marines et les impacts du changement climatique sur les écosystèmes côtiers.

L’implication de la Namibie dans les investissements en eau

La Namibie a joué un rôle clé dans la promotion du Programme africain d’investissements en eau (AIP), qui vise à mobiliser au moins 30 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour garantir l’accès à l’eau et l’assainissement durable. « Nous voulons promouvoir l’investissement dans les infrastructures hydriques », a affirmé Zaamwani. L’initiative a reçu un soutien significatif lors du sommet de Cape Town en 2025, organisé sous la présidence sud-africaine du G20, qui a réuni des dirigeants, des investisseurs et des institutions de développement.

Un rapport sur l’événement est en cours de finalisation pour suivre les engagements et les intérêts exprimés. « Nous voulons positionner la Namibie comme une capitale. Quand on parle d’investissements en eau, de développement hydrique ou de technologie, on pense à la Namibie », a ajouté Zaamwani. La Namibie a également participé à la création d’une alliance mondiale « océan œil » pour partager des connaissances scientifiques et améliorer la gestion des ressources maritimes.

La position de la Namibie comme centre d’expertise mondiale

La décision de déplacer le siège de la Global Water Partnership (GWPO) en Namibie a renforcé sa diplomatie hydrique. Le GWPO, qui compte plus de 3 000 membres à travers le monde, offre à la Namibie une plateforme pour devenir un centre majeur de discussions internationales sur l’eau. « Cela nous donne l’opportunité de devenir un centre majeur pour les discussions internationales sur l’eau », a souligné Zaamwani.

Le ministre a également mentionné des échanges sur l’agriculture, notamment en matière de transformation, de technologies, d’engrais et de semences. « La Namibie doit maintenant suivre les expressions d’intérêt », a-t-il précisé. Les engagements de l’ONU ont laissé plusieurs sujets à traiter, notamment la conversion des intérêts des investisseurs en discussions de financement concret pour les projets d’eau, notamment celui de Kunene et le dessalement.

« Nous voulons positionner nous-mêmes comme une capitale. Quand on parle d’investissements en eau, de développement hydrique, de technologie, alors on pense à la Namibie. »

Ministre Inge Zaamwani, via Allafrica

La Namibie continue de développer sa diplomatie hydrique, en s’appuyant sur des alliances stratégiques et des initiatives innovantes. L’événement de l’ONU a marqué un pas important vers la mobilisation de financements et la définition d’une vision globale pour la sécurité hydrique, tout en renforçant sa position comme acteur clé dans la coopération internationale sur l’eau.

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