Annick Pouliot, une éducatrice spécialisée de 43 ans résidant à Saint-Fabien dans le Bas-Saint-Laurent, doit réunir 55 000 $ pour des interventions dentaires majeures afin d’éviter de devenir édentée. Le système de santé québécois et son assurance privée ne couvrent pas la quasi-totalité de la facture.
À 43 ans, Annick Pouliot fait face à une facture de 55 000 $ pour éviter de perdre l’ensemble de sa dentition.
Une dégradation osseuse et des complications médicales graves
Les problèmes de santé dentaire d’Annick Pouliot remontent à son enfance, une époque où ses parents n’avaient pas les moyens de lui offrir des traitements orthodontiques. Ses dents supérieures ont poussé pointées vers l’avant, ce qui l’empêche de fermer la bouche correctement. En se fermant, ses dents inférieures frottent et blessent son palais.
Au fil des ans, cette malocclusion a provoqué des répercussions majeures. En 2022, les professionnels lui ont diagnostiqué une infection chronique de la gencive ainsi qu’une perte osseuse importante. Ses incisives supérieures ne tiennent plus que par environ 20 % de l’os censé les ancrer, tandis que ses dents du bas sont toutes mobiles.
Ce n’est pas du luxe ou de la coquetterie. On parle de soins strictement médicaux essentiels à ma santé et c’est aberrant que le système de santé nous abandonne.
Annick Pouliot, 43 ans
Aujourd’hui, sa condition l’oblige à modifier drastiquement son alimentation. Elle doit éviter les légumes crus, le pain croûté, les noix et les viandes coriaces, en plus de déchirer sa nourriture avec ses dents du bas et de croquer avec ses dents sur le côté.
Un financement lourd et un manque de soutien institutionnel
Le plan de traitement nécessaire pour tout reconstruire s’élève à une facture totale de 60 813 $. La Régie de l’assurance maladie du Québec ne couvre aucune de ces interventions, selon la direction des communications de l’organisme. De son côté, son assureur dentaire, Beneva, ne remboursera que 5 104 $ pour les extractions et les greffes de tissus mous.

Pour amasser les fonds nécessaires, Mme Pouliot a lancé une campagne GoFundMe de 10 000 $, qui a permis de récolter environ 4 500 $. Ayant récemment acheté une maison, elle devra s’endetter sur une marge de crédit pour payer le premier versement d’environ 45 000 $ exigé avant l’opération.
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