Donald Trump a rejeté samedi 26 septembre 2026 la proposition de l’Iran visant à rouvrir sous sept jours le détroit d’Ormuz. Téhéran a affirmé le lendemain qu’il maintenait ses conditions initiales pour ce passage maritime stratégique, tandis que les marchés financiers réagissent à ces tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Le refus est intervenu au sortir de la Maison Blanche, où le président américain a balayé d’un revers de main la tentative diplomatique menée par Téhéran. Donald Trump a justifié sa décision en affirmant que les dirigeants de la République islamique cherchaient cet accord parce qu’ils sont en train de méchamment perdre
. Quelques instants plus tôt, il avait publié sur son réseau Truth Social une carte du passage maritime assortie de la mention explicite Détroit Trump
.
Les conditions inflexibles de Téhéran sur le détroit d’Ormuz
Malgré ce rejet net formulé par Washington, le gouvernement iranien a réitéré sa position dès le lendemain, affirmant que le déserteur passage maritime ne rouvrirait pas sans un accord total sur ses exigences. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dressé un constat sans équivoque lors d’une intervention retransmise par la télévision d’État.
Nos conditions sont claires, et tout mouvement vers la réouverture du détroit d’Ormuz dépend de la satisfaction de ces conditions.
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, via Le Monde
Le chef de la diplomatie iranienne a toutefois nuancé la posture de son pays en précisant que nous n’avons jamais fermé la porte à la diplomatie ou aux négociations, tout en insistant sur le fait que l’Iran n’avait jamais renoncé à ses droits légitimes. L’offre initiale prévoyait une levée du blocus en sept jours à compter de l’acceptation d’un protocole élaboré en coordination
avec le guide suprême Mojtaba Khamenei, sous l’égide d’une équipe décisionnelle de six personnes mise en place par le président Massoud Pezeshkian.
Le protocole d’Islamabad et les exigences de fond
La proposition présentée à l’ONU reposait sur les bases d’un protocole d’accord signé en juin dernier, visant à clore durablement le conflit ouvert en février par les frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Les marchés financiers ont brièvement tressailli à l’annonce de cette offre d’ouverture, les contrats à terme des indices boursiers américains réagissant positivement avant que le refus de Washington ne vienne d’assombrir les perspectives. Les répercussions de ce blocus sur l’ouverture du détroit d’Ormuz continuent de peser lourdement sur les prix des carburants à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis fixées au 3 novembre.
L’attente d’une médiation et la menace d’une reprise des frappes
Alors que la situation humanitaire et sécuritaire reste précaire — marquée par une absence de frappes américaines sur le sol iranien depuis le bombardement du 1er septembre dans le sud-est du pays —, l’exécutif américain envisagerait, selon des informations rapportées par le Wall Street Journal, de reprendre les bombardements au lendemain du scrutin de novembre.

De son côté, Téhéran indique s’en remettre aux canaux diplomatiques pour connaître la suite des événements. Nous avons vu la première réaction du président américain, mais jusqu’à présent, rien ne nous a été transmis par le médiateur
, a souligné Abbas Araghchi, concluant que son pays prendrait une décision formelle dès réception des positions définitives transmises par les intermédiaires.
À lire aussi