Les cours de l’or marquent le pas ce mercredi 23 septembre 2026, pénalisés par la vigueur du dollar et la perspective d’un maintien des taux d’intérêt élevés par les banques centrales pour juguler l’inflation. Cette pause intervient alors que les investisseurs scrutent les marchés énergétiques et les tensions géopolitiques mondiales.
Les cours de l’or ont connu une baisse sensible, les investisseurs intégrant l’éventualité de voir les principales institutions monétaires maintenir des taux directeurs élevés de manière prolongée afin de maîtriser une inflation persistante.
La force du dollar et les anticipations de la Réserve fédérale
La fermeté du billet vert pèse directement sur la dynamique des cours. Cette appréciation s’explique par les attentes d’une politique monétaire restrictive aux États-Unis. La Réserve fédérale a relevé son taux directeur de 25 points de base pour le porter dans une fourchette de 3,75%-4,00%, tout en signalant qu’une nouvelle hausse pourrait intervenir avant la fin de l’année (portant sur un vote unanime la semaine dernière pour une hausse intervenue pour la première fois en trois ans, d’après finance.yahoo.com et investing.com, tandis que le CME FedWatch tool, cité par fxstreet.com, montre quant à lui un taux d’environ 90% de chances que la Fed délivre au moins une hausse de taux cette année). Par ailleurs, le président de la Fed, Kevin Warsh, a signalé que de nouvelles augmentations pourraient être nécessaires dans les mois à venir, selon investing.com).

Plusieurs responsables de la banque centrale américaine ont récemment durci le ton. Dans une publication sur le réseau professionnel LinkedIn, citée par l’agence Reuters, la présidente de la Réserve fédérale de Boston, Susan Collins, a indiqué avoir soutenu le relèvement des taux pour contrer les risques d’une inflation supérieure à l’objectif de 2%. De son côté, le président de la Fed de Saint-Louis, Alberto Musalem, a souligné que de nouvelles augmentations s’avéreraient probablement nécessaires pour atteindre l’objectif d’inflation, un seuil non atteint depuis plus de cinq ans (ajoutant selon profit.pakistantoday.com.pk que la banque centrale américaine devrait probablement relever ses taux pour baisser une inflation découlant d’une forte demande et d’un choc des prix des matières premières s’étant propagé au-delà du pétrole, et qu’il vaudrait mieux agir plus tôt que d’attendre). Austan Goolsbee, président de l’antenne de Chicago, a également mis en garde lundi (comme le relaient finance.yahoo.com et fxstreet.com) contre des chocs d’offre récurrents et persistants, affirmant que la banque centrale ne pouvait les ignorer et devait réagir de manière à causer éventuellement des difficultés économiques (et notant, d’après fxstreet.com, que la forte demande pourrait s’ajouter à l’inflation aux côtés de l’énergie, des droits de douane et d’autres chocs d’offre). En outre, fxstreet.com rapporte que le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a déclaré au cours du week-end que l’inflation élevée reste une préoccupation majeure pour les décideurs, ajoutant que les pressions inflationnistes ne sont pas seulement alimentées par les prix élevés du pétrole. Face à cette situation, Ryan McKay, analyste chez TD Securities, a écrit dans une note relayée par finance.yahoo.com que l’or « holding extremely strong » malgré un cycle de resserrement monétaire en cours et des perspectives belliqueuses (« hawkish outlook »), tout en précisant que malgré l’intégration d’un cycle de hausses, le paysage global des métaux précieux demeure « extremely favorable » et que la faiblesse à court terme est « increasingly seen as a buying opportunity »).
L’impact des fluctuations pétrolières et de la géopolitique
Malgré les pressions baissières exercées par les taux directeurs, le marché physique et les flux d’investissement continuent de bénéficier de soutiens structurels notables. La baisse récente des cours du pétrole — consécutive aux efforts diplomatiques et à l’apaisement des craintes concernant les exportations du Moyen-Orient (l’or noir s’étant stabilisé après avoir perdu plus de 9% sur les quatre jours précédents selon finance.yahoo.com, tandis qu’investing.com note que les prix du pétrole ont prolongé leurs baisses pour une sixième séance consécutive alors que profit.pakistantoday.com.pk indique qu’ils ont augmenté pour la première fois en cinq séances) — a momentanément atténué les anticipations inflationnistes liées aux coûts énergétiques. Sur le front géopolitique, les déclarations du président américain Donald Trump à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, évoquant l’ouverture potentielle à des pourparlers avec l’Iran (notamment une rencontre avec son homologue Masoud Pezeshkian en marge de l’événement, d’après finance.yahoo.com et investing.com, tout en rappelant sa menace antérieure d’« annihiler » l’Iran si le conflit persistait, selon investing.com), sont suivies de près par les cambistes. De plus, fxstreet.com mentionne que les investisseurs attendaient également en marge de l’Assemblée générale une réunion entre les dirigeants des États-Unis et des nations du Golfe à New York pour discuter d’éventuels moyens d’accroître l’offre de pétrole au Moyen-Orient, tandis que finance.yahoo.com signale que les investisseurs gardaient aussi un œil sur le sommet de la semaine entre Trump et le président chinois Xi Jinping, avec des discussions prévues sur l’intelligence artificielle, le commerce et l’investissement, les réunions du week-end ayant été qualifiées de « very successful » par le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent au sujet des pourparlers avec le principal négociateur commercial chinois Li Chenggang.

Kyle Rodda, analyste financier principal des marchés chez Capital.com, a indiqué via Reuters que la volatilité à court terme de l’or dépend très largement de l’évolution du marché pétrolier et des développements au Moyen-Orient.
Cet optimisme prudent se reflète également sur le marché des fonds négociés en bourse (ETF). Les investisseurs manifestent un intérêt soutenu pour la pierre-papier : environ 50 tonnes d’or (un chiffre également confirmé par la recherche ANZ citée par investing.com) ont ainsi reflué vers les ETF adossés à ce métal depuis le début du mois de septembre, marquant un troisième mois consécutif de flux positifs (investing.com soulignant en outre que les importations chinoises ont atteint 1 000 tonnes au cours des huit premiers mois de 2026, que les ETF aurifères chinois ont ajouté environ 44 tonnes en août et que la Banque Populaire de Chine a accéléré ses achats à environ 20 tonnes en août).
Perspectives et comparaison avec les autres métaux précieux
Les analystes maintiennent des prévisions globalement favorables pour le moyen et le long terme. Les experts de BMI maintiennent leur projection pour 2026 avec un cours moyen de l’or estimé à 4 400 dollars l’once, tablant sur un plancher solide autour de 3 800 dollars grâce à la persistance des risques géopolitiques et aux achats constants des banques centrales. Ryan McKay, analyste chez TD Securities, souligne que le métal précieux reste holding extremely strong
malgré le cycle de resserrement monétaire en cours.

À l’instar de l’or, les autres métaux précieux ont subie une correction au cours des dernières séances, sous l’effet conjugué de la hausse du dollar et de la réévaluation des risques d’inflation par les marchés financiers.

| Métal précieux | Variation observée | Cours constaté |
|---|---|---|
| Argent (Spot) | Baisse d’environ 1,2% à 1,75% (baisse de 1,75% selon fxstreet.com à 64,85 $ / 64,90 $; baisse de 1,2% à 65,28 $ selon profit.pakistantoday.com.pk; baisse de 0,7% à 66,55 $ selon investing.com) | Autour de 64,26 $ à 66,55 $ l’once (support technique autour de 64,26 $ et résistance à la moyenne mobile exponentielle sur 20 jours à 65,18 $ d’après fxstreet.com) |
| Platine | Recul d’environ 1% à 1,4% (baisse de 1% à 1 816,79 $ selon investing.com; repli de 1,4% à 1 777,29 $ selon profit.pakistantoday.com.pk) | Entre 1 777,29 $ et 1 816,79 $ l’once |
| Palladium | Repli de 1,1% (selon profit.pakistantoday.com.pk) | Autour de 1 290,07 $ l’once |
Alors que la semaine se poursuit sans indicateur macroéconomique américain majeur à l’agenda immédiat, l’attention des marchés demeure focalisée sur la trajectoire des taux de la Fed et les pourparlers diplomatiques internationaux en cours à New York.
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