Cette première convocation en tant que sélectionneur des Bleus marque une rupture avec l’ère précédente et intègre cinq nouveaux visages pour les prochaines rencontres en Ligue des nations.
L’attente a pris fin ce vendredi en fin d’après-midi au siège de la Fédération française de football à Paris. Devant une salle de presse comble et une foule massée dans la cour sous le soleil estival, Zinédine Zidane a pris place au podium pour officialiser sa première sélection depuis sa nomination fin juillet.
L’ambiance feutrée et presque révérencieuse qui régnait dans la salle témoignait du statut unique du nouveau sélectionneur. Vêtu d’une chemise noire, d’une cravate noire et d’un blazer noir, l’ancien meneur de jeu a affiché un large sourire avant de commenter ses choix pour les quatre matchs à venir.
Une première liste marquée par cinq nouveaux visages
Pour composer son groupe de vingt-trois joueurs destiné à la Ligue des nations, le nouveau sélectionneur a ouvert grand les portes de la sélection. La liste contient cinq joueurs appelés pour la toute première fois en équipe nationale A.
Les supporters et observateurs ont ainsi découvert les noms de Guillaume Restes, Andy Diouf, Jérémy Jacquet, Lucas Da Cunha et Estéban Lepaul. Ces convocations illustrent la volonté affichée du technicien de imprimer immédiatement sa marque sur le collectif tricolore.
« C’est ma première liste et mon premier rassemblement. J’ai une idée assez claire de ce que je veux faire. » Zinédine Zidane, sélectionneur de l’équipe de France, via DN
Interrogé sur sa gestion du groupe, le technicien a rappelé son aversion pour les situations d’attente prolongée sur le banc, déclarant qu’il n’aime pas mettre des joueurs en tribune alors que les échéances s’annoncent denses.
Tourner la page de quatorze années sous Didier Deschamps
Cette nomination met un terme à une longue période de transition officieuse. Pendant les quatorze années du mandat de Didier Deschamps, l’ombre de son ancien coéquipier a plané au-dessus de chaque rassemblement, au point de lasser les conférences de presse de fin de cycle.
L’évidence d’un tel passage de témoin s’était dessinée de manière publique en 2022, lorsque l’ancien numéro 10 avait affirmé dans un entretien fleuve de dix-huit pages publié par L’Équipe que l’histoire entre lui et les Bleus n’était pas terminée.

Trente ans après avoir quitté la France au quotidien, l’icône tricolore reste installée à Madrid avec sa famille et ne prévoit pas de déménagement en raison de sa prise de fonctions. Il a toutefois tenu à réaffirmer son attachement indéfectible au maillot national.
« J’ai toujours suivi l’équipe de France, j’ai joué avec eux et j’ai gagné avec eux. Je suis très attaché à cette équipe. » Zinédine Zidane, sélectionneur de l’équipe de France, via DN
Un capital de popularité intact à la tête du poste le plus exposé
Prendre la suite sur le banc tricolore relève d’un défi immense, tant les attentes placées en Zizou
sont colossales dans l’hexagone. Contrairement à d’autres figures de sa génération qui multiplient les apparitions dans les émissions de télévision et les plateaux d’avant-match, sa rareté médiatique a contribué à préserver son aura.
Là où des attaquants récents comme Karim Benzema ou Kylian Mbappé divisent régulièrement l’opinion publique, le premier entraîneur triple vainqueur consécutif de la Ligue des champions conserve une cote d’amour inaltérable. Même le célèbre coup de tête asséné à Marco Materazzi lors de la finale de la Coupe du monde 2006, immortalisé un temps par une statue devant le Centre Pompidou, n’avait pas ébréché sa popularité auprès du public français.
Désormais, le technicien s’apprête à diriger ses premiers entraînements sur le terrain, avec l’obligation de transformer cet immense capital sympathie en résultats sportifs immédiats dès les prochains matches officiels.
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